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JOIE DE VIVRE : gérer son stress

JOIE DE VIVRE : Gérer son stress !

Qu'est-ce que le stress ?

Le stress est une réaction de votre organisme à une situation d'urgence nécessitant de trouver rapidement les ressources pour s'adapter (ou sauver sa peau). Le stress n'est donc ni bon ni mauvais en soi et correspond plutôt à une nécessité vitale. On l'appelle aussi parfois avec humour le syndrome du mamouth, car l'homme préhistorique qui partait à la chasse et tombait sur un mamouth devait trouver l'énergie et le réflexe de courir très vite pour se sauver et se mettre à l'abri !

On parle bien entendu de bon stress quand il rend service et permet de trouver en soi la force et le courage nécessaire pour exécuter des taches. On parle de mauvais stress quand la souffrance s'installe et les dégâts dus au stress souvent chronique (durable) ou aigu (violent) : maladies cardio-vasculaires, problèmes digestifs, dépression, anxiété (angoisse) etc... Cette réaction au stress est à évaluer individuellement car nous ne réagissons pas tous de la même façon face aux mêmes évènements. Ce qui pour l'un est bénin, peut être grave pour l'autre. Question souvent de culture, d'habitude, d'éducation, de génétique, etc...

 

Comment le stress se met-il en place ?

La situation créatrice de stress est perçue par le biais de vos 5 sens (VIsuel, Auditif, Kinesthésique ou TOucher, Olfactif et Gustatif) et analysée par votre cerveau en fonction de vos paramètres personnels (4 sources principales : votre génétique, les conditionnements de la petite enfance, les conditonnnements culturels (géographiques, familiaux, religieux, politiques, etc...) et les conditionnements expérientiels). Autrement dit ce n'est pas vraiment la situation qui est en cause, mais l'éclairage que vous vous en faites. La plupart de vos paramètres, également appelés "conditionnements", s'auto renforcent dans le temps, vous sensibilisant de plus en plus aux mêmes agressions qui parfois deviennent intolérables et mêmes phobiques (une phobie étant une peur, parfois panique, irraisonnée).

 

Quels en sont les signes extérieurs du mauvais stress ?

Nervosité, Angoisse, Palpitations, noeud à la gorge ou boule à l'estomac, aigreurs d'estomac ou difficultés à digérer, transpiration, sentiment de malaise, hypo ou hypertension (surtension ou tension trop basse), tête qui tourne, vertiges, douleurs inter-costales bêtement situées près du coeur, mais aussi insomnies, cauchemards, et même diarrhée ou constipation, infections urinaires, maux de dos ou douleurs sur les trapèzes (les muscles de chaque coté des cervicales et sur les épaules), lombalgies, et encore tremblements, incapacité à se concentrer, grande fatigue, mauvaise humeur, réactivité accrue etc.... La liste est longue ! A  terme un stress durable et non géré peut être à la source de très graves problèmes de santé avec toute la gamme des maladies cardio-vasculaires et parfois même la mise en place d'un diabète insulino-dépendant ou d'ulcères à l'estomac. Dans tous les cas, il convient de se soigner dès la mise en place des premiers symptômes et d'éloigner si possible la source de stress. Il est assez souvent impossible de supprimer purement et simplement la source du stress car elle est exogène (extérieure à notre volonté et à nous-même), mais il faut dans ce cas considérer la vie comme une balance plus et moins et rééquilibrer cette balance malmenée par les évènements.

Quels sont les avantages d'un bon stress ?

Le bon stress est avant tout une réaction d'adaptation due au travail des glandes surrénales qui donnent à votre organisme de meilleurs ressources pour "s'en sortir" : Vous avez brutalement du courage, de la tonicité, de la volonté. Vous y voyez clair et votre cerveau analyse vite et bien la situation, vous vous sentez motivé pour des choses qui d'ordinaire vous ennuient, vous êtes meilleur sur le plan sportif, etc.... De nombreuses personnalités ne travaillent bien qu'avec une relative "pression" qui met en route ces mécanismes et les rend performant. Mais attention à la fatigue dans le temps !

Comment gérer son stress ?

Il existe de nombreuses méthodes et plusieurs très bons ouvrages dans le commerce, mais considérons plusieurs approches de base :

1°) Agir sur la situation stressante : la supprimer ou s'en éloigner si vous ne la  tolérez pas est la première et la plus rapide des solutions. Par exemple, faire les courses toute seule vous occasionne un grand stress car la tache est énorme est fatiguante : vous la redoutez ! Eh bien, tentez de négocier avec un membre de votre petite famille pour vous faire aider, c'est tout à fait légitime. Ou bien encore votre voisin est collant et débarque chez vous à toutes heures du jour en occasionnant un grand dérangement : expliquez lui que vous n'êtes pas disponible tout le temps, c'est votre choix libre d'adulte que de ne pas tolérer de trop grande intrusion dans votre vie. Idem pour la meilleure amie qui vous appelle 10 fois par jour et par nuit pour vous raconter ses misères (et qui n'écoute pas les votres d'ailleurs). Mais hélas cette méthode n'est pas toujours possible : l'exemple le plus flagrant est la vie professionnelle, les collègues ou la hiérarchie, la mauvaise ambiance ou les cas de harcèlement. Comme vous avez besoin de travailler, vous subissez une situation dégradée et il n'est pas toujours possible ou facile d'y mettre un terme rapidement. D'où l'activation d'autres méthodes.

2°) Ré équilibrer la balance plus et moins de la vie: la vie est souvent heureuse ou malheureuse en fonction de ce calcul simple : avez vous plus d'aspects positifs ou négatifs dans votre quotidien ? Il existe 2 moyens de faire la part des choses : un aspect objectif et évènementiel, ce qui m'arrive concrètement, et un aspect subjectif et personnel, comment je le perçois. Dans cette première partie, il s'agit simplement de ré équilibrer la balance à l'aide de petits moyens objectifs et simples à mettre en oeuvre, Des moyens simples et concrets pour améliorer son existence :

  • Des soins personnels, savoir prendre soin de soi (depuis les soins au corps (spa ?) en passant par ceux de l'esprit (psy ?), et ceux de la maison (Feng shui par exemple ou rangement/déco).
  • Des actes de pur plaisir : se payer un bon café, un bon livre, un ciné, une après-midi de sport avec un ami, etc... Ce n'est pas nécessairement coûteux, ni long, mais c'est agréable POUR SOI (et non pas pour son conjoint, sa famille, ses amis ou ses enfants).
  • Des décisions saines quant au "management" de son existence : si "untel" me pourrit la vie, je ne vois pas pourquoi je m'infligerais 3 après-midi de sport avec lui dans la semaine, où si faire à manger le soir me cause une v raie fatigue, dois-je vraiment le faire ? Et au nom de quoi. Le sens du devoir Oui, mais quand le devoir devien un vrai sacrifice à sens unique, est-ce justifié ? A vous de voir ce que vous mettez dans cette balance sacrificielle peuplée de "Je dois" et "il faut". l existe aussi des personnes stressées de façon chroniques et résistant à tous les moyens mis à leur disposition pour s'en sortir. Ces grands stressés sont souvent devenus des pessimistes notoires, habitués à subir et ayant bien du mal à s'en sortir. C'est à eux que s'adresse notre troisième acte de gestion du stress :

3°) Changer son éclairage sur la situation afin de la rendre moins ou pas du tout stressante !

Plusieurs études ont permis de se pencher sur l'effet directe de l'analyse faite par notre cerveau sur les évènements de la vie, sur la qualité ou la durée de celle-ci. Certains, à situation égale, voient le verre à moitié vide, d'autres le perçoivent à moitié plein. Certains sont "optimistes" (on va s'en sortir !), d'autres sont pessimistes (c'est cuit !). Statistiquement, il est dit que les premiers survivent mieux que les seconds, car partant du principe qu'ils vont s'en sortir, ils mettent en oeuvre plus de ressources dont notre merveilleuse créativité, pour arriver à leurs fins. Chez les animaux il est courant de voir des battants résister vaillament à une maladie, même grave, alors que d'autres se laissent mourir malgré nos efforts et notre aide. Cette particularité s'appelle "l'éclairage". Elle est individuelle et personnelle. Inutile de vous blâmer si vous êtes un pessimiste notoire, entrainez vous plutôt à voir le verre à moitié plein sur des choses simples. Cette capacité est le fruit de vos "conditionnements". Comment faire concrètement ?

Analyser la situation avec un regard neutre : que penseriez vous de cette situation si vous étiez : votre meilleur ami, votre frère, votre parent, votre chef, votre collègue, etc... Et même que penseriez vous de cette situation si vous étiez un Américain, un Africain, ou...un extra terrestre ! Faites cela par écrit en prenant des exemples de plus en plus éloignés de vous-mêmes et vous constaterez à quel point votre objectivité ne l'est pas tant que ça. Puis regardez le résultat avec cet oeil différent :

  • Quelle est concrètement la situation à présent (ne mettez aucune émotion dans cette description)
  • Que ressentirait cette autre personne qui la voit de l'extérieure
  • Qu'est-ce que je ressens moi-même (mes émotions)
  • Pourquoi je peux voir les choses autrement : la situation nouvellement analysée
  • Que dois-je faire concrètement au quotidien pour garder un esprit neutre et plus distant par rapport à cette situation

Prenons un exemple : l'ambiance déplorable avec ma collègue "Untelle" au travail me met hors de moi et je vais au travail pleine d'angoisses. Chaque jour c'est l'engueulade à la machine à café car "untelle" attend de m'y voir y aller pour y aller aussi et m'agresser dès que je reprend mon gobelet (en me disant que je passe 8 heures par jour à la machine à café). Donc je n'ose plus le prendre quand elle est là, je le bois froid 10 minutes plus tard en regardant autour de moi avec l'oeil inquiet. 

  1. Un extra terrestre regarde la scène et dit : que ces humains sont bizarres à émettre des sons aussi violents. C'est  très fatigant ! Ne pourraient-ils pas s'occuper chacun de leurs affaires ?
  2. Votre chef regarde la scène et dit : Pourquoi untelle se mèle du café de sa collègue ? Et pourquoi sa collègue la laisse-t-elle faire ? Elles ne vont pas tarder à venir m'ennuyer avec leurs histoires. Je répondrai à untelle que ça ne la regarde pas (c'est moi le chef) et je dirai à sa collègue qu'elle n'a cas trouver le courage de l'envoyer paitre, si moi (le chef) je ne dis rien, c'est qu'il n'y a rien à dire - et voilà !
  3. Vous-même et vos émotions avant de modifier l'éclairage de la situation : c'est affreux, untelle est une sale chipie qui me pourrit la vie et à cause d'elle j'ai mal à l'estomac rien qu'en passant devant son bureau !
  4. Vous-même après avoir "écouté" ces nouveaux guides intérieurs imaginés par le biais d'un "extra terrestre" et de "votre chef" (ce que eux vous diraient) : C'est vrai que je n'ai pas à écouter cette chipie et ce qu'elle dit n'a pas à influencer ma vie. Si j'ai envie de boire un café elle n'a rien à dire. Ce qu'elle pense ou dit m'est égal puisque ça ne représente aucun danger pour moi.
  5. Ce que je vais faire concrètement avec ce nouvel éclairage : à la prochaine agression de sa part je vais lui expliquere calmement et pour la dernière fois les choses : soit nous faisons la paix et le service retrouve son calme, soit elle accepte au moins de se mêler de ses affaires car je ne suis pas disposée à écouter ses récrimnations sur mon café : ça ne la regarde pas !

Toutes les situations ne permettent pas aussi simplement d'en changer l'éclairage, mais entre l'une et l'autre de ces méthodes, vous pourrez sans doute évacuer 80% des stress quotidiens simples, ce qui n'est déjà pas si mal. Face à une situation ingérable, faites vous aider par un professionnel, le jeu en vaut souvent la chandelle !

Vous n'êtes pas seul !

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