Santé - Médecine douce - Bien-être

Pas toujours envie de se bourrer de "médocs", parfois des petits bobos à gérer ou un coup de blues ? Vous aimez prendre soin de vous sans pour autant aller chez le spécialiste à chaque fois ? Alors ces quelques menus et modestes recettes de "grand-mère" vous aideront à gérer un quotidien parfois fatiguant !quartz-rose-en-pyramide.jpg

Préparer une bonne nuit de sommeil pour adultes et enfants

Acheter (nous vous conseillons l'achat sur internet, souvent moins onéreux) 5 ml d'huile essentielle (HE) de Lavande bio et de Mandarine bio. Pour un enfant de plus de 15 ans ou un adulte,  mélangez 5 gouttes de lavande et 5 gouttes de mandarine dans un peu de bain moussant, puis faites couler un bon bain à 38°C (pas trop chaud surtout). Profitez de votre bain pendant environ 20 minutes avant d'aller directement au lit avec éventuellement un bon livre (évitez la télévision qui relance l'attention).

Attention : les huiles essentielles peuvent être allergisantes, avant de faire cette expérience, prenez une micro goutte de chaque sur le bout du doigt et posez ce mélange sur le pli du coude, là où la peau est fine. Si vous n'avez aucune réaction, ni rougeur dans les 20 minutes qui suivent, c'est que vous n'êtes pas allergique. Vous pouvez donc profiter librement de ces 2 HE. Les HE ne doivent pas être consommées ou déposées pures sur la peau sans le conseil d'un spécialiste.

JOIE DE VIVRE : gérer son stress

JOIE DE VIVRE : Gérer son stress !

Qu'est-ce que le stress ?

Le stress est une réaction de votre organisme à une situation d'urgence nécessitant de trouver rapidement les ressources pour s'adapter (ou sauver sa peau). Le stress n'est donc ni bon ni mauvais en soi et correspond plutôt à une nécessité vitale. On l'appelle aussi parfois avec humour le syndrome du mamouth, car l'homme préhistorique qui partait à la chasse et tombait sur un mamouth devait trouver l'énergie et le réflexe de courir très vite pour se sauver et se mettre à l'abri !

On parle bien entendu de bon stress quand il rend service et permet de trouver en soi la force et le courage nécessaire pour exécuter des taches. On parle de mauvais stress quand la souffrance s'installe et les dégâts dus au stress souvent chronique (durable) ou aigu (violent) : maladies cardio-vasculaires, problèmes digestifs, dépression, anxiété (angoisse) etc... Cette réaction au stress est à évaluer individuellement car nous ne réagissons pas tous de la même façon face aux mêmes évènements. Ce qui pour l'un est bénin, peut être grave pour l'autre. Question souvent de culture, d'habitude, d'éducation, de génétique, etc...

 

Comment le stress se met-il en place ?

La situation créatrice de stress est perçue par le biais de vos 5 sens (VIsuel, Auditif, Kinesthésique ou TOucher, Olfactif et Gustatif) et analysée par votre cerveau en fonction de vos paramètres personnels (4 sources principales : votre génétique, les conditionnements de la petite enfance, les conditonnnements culturels (géographiques, familiaux, religieux, politiques, etc...) et les conditionnements expérientiels). Autrement dit ce n'est pas vraiment la situation qui est en cause, mais l'éclairage que vous vous en faites. La plupart de vos paramètres, également appelés "conditionnements", s'auto renforcent dans le temps, vous sensibilisant de plus en plus aux mêmes agressions qui parfois deviennent intolérables et mêmes phobiques (une phobie étant une peur, parfois panique, irraisonnée).

 

Quels en sont les signes extérieurs du mauvais stress ?

Nervosité, Angoisse, Palpitations, noeud à la gorge ou boule à l'estomac, aigreurs d'estomac ou difficultés à digérer, transpiration, sentiment de malaise, hypo ou hypertension (surtension ou tension trop basse), tête qui tourne, vertiges, douleurs inter-costales bêtement situées près du coeur, mais aussi insomnies, cauchemards, et même diarrhée ou constipation, infections urinaires, maux de dos ou douleurs sur les trapèzes (les muscles de chaque coté des cervicales et sur les épaules), lombalgies, et encore tremblements, incapacité à se concentrer, grande fatigue, mauvaise humeur, réactivité accrue etc.... La liste est longue ! A  terme un stress durable et non géré peut être à la source de très graves problèmes de santé avec toute la gamme des maladies cardio-vasculaires et parfois même la mise en place d'un diabète insulino-dépendant ou d'ulcères à l'estomac. Dans tous les cas, il convient de se soigner dès la mise en place des premiers symptômes et d'éloigner si possible la source de stress. Il est assez souvent impossible de supprimer purement et simplement la source du stress car elle est exogène (extérieure à notre volonté et à nous-même), mais il faut dans ce cas considérer la vie comme une balance plus et moins et rééquilibrer cette balance malmenée par les évènements.

Quels sont les avantages d'un bon stress ?

Le bon stress est avant tout une réaction d'adaptation due au travail des glandes surrénales qui donnent à votre organisme de meilleurs ressources pour "s'en sortir" : Vous avez brutalement du courage, de la tonicité, de la volonté. Vous y voyez clair et votre cerveau analyse vite et bien la situation, vous vous sentez motivé pour des choses qui d'ordinaire vous ennuient, vous êtes meilleur sur le plan sportif, etc.... De nombreuses personnalités ne travaillent bien qu'avec une relative "pression" qui met en route ces mécanismes et les rend performant. Mais attention à la fatigue dans le temps !

Comment gérer son stress ?

Il existe de nombreuses méthodes et plusieurs très bons ouvrages dans le commerce, mais considérons plusieurs approches de base :

1°) Agir sur la situation stressante : la supprimer ou s'en éloigner si vous ne la  tolérez pas est la première et la plus rapide des solutions. Par exemple, faire les courses toute seule vous occasionne un grand stress car la tache est énorme est fatiguante : vous la redoutez ! Eh bien, tentez de négocier avec un membre de votre petite famille pour vous faire aider, c'est tout à fait légitime. Ou bien encore votre voisin est collant et débarque chez vous à toutes heures du jour en occasionnant un grand dérangement : expliquez lui que vous n'êtes pas disponible tout le temps, c'est votre choix libre d'adulte que de ne pas tolérer de trop grande intrusion dans votre vie. Idem pour la meilleure amie qui vous appelle 10 fois par jour et par nuit pour vous raconter ses misères (et qui n'écoute pas les votres d'ailleurs). Mais hélas cette méthode n'est pas toujours possible : l'exemple le plus flagrant est la vie professionnelle, les collègues ou la hiérarchie, la mauvaise ambiance ou les cas de harcèlement. Comme vous avez besoin de travailler, vous subissez une situation dégradée et il n'est pas toujours possible ou facile d'y mettre un terme rapidement. D'où l'activation d'autres méthodes.

2°) Ré équilibrer la balance plus et moins de la vie: la vie est souvent heureuse ou malheureuse en fonction de ce calcul simple : avez vous plus d'aspects positifs ou négatifs dans votre quotidien ? Il existe 2 moyens de faire la part des choses : un aspect objectif et évènementiel, ce qui m'arrive concrètement, et un aspect subjectif et personnel, comment je le perçois. Dans cette première partie, il s'agit simplement de ré équilibrer la balance à l'aide de petits moyens objectifs et simples à mettre en oeuvre, Des moyens simples et concrets pour améliorer son existence :

  • Des soins personnels, savoir prendre soin de soi (depuis les soins au corps (spa ?) en passant par ceux de l'esprit (psy ?), et ceux de la maison (Feng shui par exemple ou rangement/déco).
  • Des actes de pur plaisir : se payer un bon café, un bon livre, un ciné, une après-midi de sport avec un ami, etc... Ce n'est pas nécessairement coûteux, ni long, mais c'est agréable POUR SOI (et non pas pour son conjoint, sa famille, ses amis ou ses enfants).
  • Des décisions saines quant au "management" de son existence : si "untel" me pourrit la vie, je ne vois pas pourquoi je m'infligerais 3 après-midi de sport avec lui dans la semaine, où si faire à manger le soir me cause une v raie fatigue, dois-je vraiment le faire ? Et au nom de quoi. Le sens du devoir Oui, mais quand le devoir devien un vrai sacrifice à sens unique, est-ce justifié ? A vous de voir ce que vous mettez dans cette balance sacrificielle peuplée de "Je dois" et "il faut". l existe aussi des personnes stressées de façon chroniques et résistant à tous les moyens mis à leur disposition pour s'en sortir. Ces grands stressés sont souvent devenus des pessimistes notoires, habitués à subir et ayant bien du mal à s'en sortir. C'est à eux que s'adresse notre troisième acte de gestion du stress :

3°) Changer son éclairage sur la situation afin de la rendre moins ou pas du tout stressante !

Plusieurs études ont permis de se pencher sur l'effet directe de l'analyse faite par notre cerveau sur les évènements de la vie, sur la qualité ou la durée de celle-ci. Certains, à situation égale, voient le verre à moitié vide, d'autres le perçoivent à moitié plein. Certains sont "optimistes" (on va s'en sortir !), d'autres sont pessimistes (c'est cuit !). Statistiquement, il est dit que les premiers survivent mieux que les seconds, car partant du principe qu'ils vont s'en sortir, ils mettent en oeuvre plus de ressources dont notre merveilleuse créativité, pour arriver à leurs fins. Chez les animaux il est courant de voir des battants résister vaillament à une maladie, même grave, alors que d'autres se laissent mourir malgré nos efforts et notre aide. Cette particularité s'appelle "l'éclairage". Elle est individuelle et personnelle. Inutile de vous blâmer si vous êtes un pessimiste notoire, entrainez vous plutôt à voir le verre à moitié plein sur des choses simples. Cette capacité est le fruit de vos "conditionnements". Comment faire concrètement ?

Analyser la situation avec un regard neutre : que penseriez vous de cette situation si vous étiez : votre meilleur ami, votre frère, votre parent, votre chef, votre collègue, etc... Et même que penseriez vous de cette situation si vous étiez un Américain, un Africain, ou...un extra terrestre ! Faites cela par écrit en prenant des exemples de plus en plus éloignés de vous-mêmes et vous constaterez à quel point votre objectivité ne l'est pas tant que ça. Puis regardez le résultat avec cet oeil différent :

  • Quelle est concrètement la situation à présent (ne mettez aucune émotion dans cette description)
  • Que ressentirait cette autre personne qui la voit de l'extérieure
  • Qu'est-ce que je ressens moi-même (mes émotions)
  • Pourquoi je peux voir les choses autrement : la situation nouvellement analysée
  • Que dois-je faire concrètement au quotidien pour garder un esprit neutre et plus distant par rapport à cette situation

Prenons un exemple : l'ambiance déplorable avec ma collègue "Untelle" au travail me met hors de moi et je vais au travail pleine d'angoisses. Chaque jour c'est l'engueulade à la machine à café car "untelle" attend de m'y voir y aller pour y aller aussi et m'agresser dès que je reprend mon gobelet (en me disant que je passe 8 heures par jour à la machine à café). Donc je n'ose plus le prendre quand elle est là, je le bois froid 10 minutes plus tard en regardant autour de moi avec l'oeil inquiet. 

  1. Un extra terrestre regarde la scène et dit : que ces humains sont bizarres à émettre des sons aussi violents. C'est  très fatigant ! Ne pourraient-ils pas s'occuper chacun de leurs affaires ?
  2. Votre chef regarde la scène et dit : Pourquoi untelle se mèle du café de sa collègue ? Et pourquoi sa collègue la laisse-t-elle faire ? Elles ne vont pas tarder à venir m'ennuyer avec leurs histoires. Je répondrai à untelle que ça ne la regarde pas (c'est moi le chef) et je dirai à sa collègue qu'elle n'a cas trouver le courage de l'envoyer paitre, si moi (le chef) je ne dis rien, c'est qu'il n'y a rien à dire - et voilà !
  3. Vous-même et vos émotions avant de modifier l'éclairage de la situation : c'est affreux, untelle est une sale chipie qui me pourrit la vie et à cause d'elle j'ai mal à l'estomac rien qu'en passant devant son bureau !
  4. Vous-même après avoir "écouté" ces nouveaux guides intérieurs imaginés par le biais d'un "extra terrestre" et de "votre chef" (ce que eux vous diraient) : C'est vrai que je n'ai pas à écouter cette chipie et ce qu'elle dit n'a pas à influencer ma vie. Si j'ai envie de boire un café elle n'a rien à dire. Ce qu'elle pense ou dit m'est égal puisque ça ne représente aucun danger pour moi.
  5. Ce que je vais faire concrètement avec ce nouvel éclairage : à la prochaine agression de sa part je vais lui expliquere calmement et pour la dernière fois les choses : soit nous faisons la paix et le service retrouve son calme, soit elle accepte au moins de se mêler de ses affaires car je ne suis pas disposée à écouter ses récrimnations sur mon café : ça ne la regarde pas !

Toutes les situations ne permettent pas aussi simplement d'en changer l'éclairage, mais entre l'une et l'autre de ces méthodes, vous pourrez sans doute évacuer 80% des stress quotidiens simples, ce qui n'est déjà pas si mal. Face à une situation ingérable, faites vous aider par un professionnel, le jeu en vaut souvent la chandelle !

Vous n'êtes pas seul !

Le monde du "Bio" : Quel rapport qualité (de vie) / prix ?

Manger bio, vivre bio, qulle qualité de vie à quel prix ?

Suivez l'écriture de cet article dans les jours à venir et tenez nous au courant de vos réaction ou de vos informations !

Panorama général sur la production bio en France en 2011 (source agencebio.org)

Fin 2011, 23 135 exploitations agricoles étaient engagées en agriculture biologique, soit une augmentation de 12,3% par rapport à 2010 (2 531 exploitation supplémentaires). Les exploitations « bio » représentaient 4,5% des exploitations agricoles en France.

La superficie en mode de production biologique était de 975 141 ha, dont 699 300 ha certifiés biologiques et 275 841 ha en conversion (28% du total). Les surfaces conduites en bio représentaient fin 2011 plus de 3,5% de la surface agricole de France.

Entre 1995 et 2010, la surface cultivée s'est à peu près multpliée par 7 - Le marché du Bio est donc en plein développement, suivant un mouvement qui ne s'est pas démenti depûis les 15 dernières années.

 La commercialisation et la consommation des produits bio (source identique)

Avec 3,75 milliards d’euros TTC de chiffre d’affaires en 2011 (contre 2,1 milliards d’euros en 2007), la consommation de produits bio à domicile a atteint 2,3% du marché alimentaire total (contre 1,3% en 2007).

Le marché s’est élevé à 3,91 milliards d’euros en intégrant les achats par la restauration collective (158 millions d'euros).

L'augmentation de la production bio française permet de renforcer les approvisionnements en France : les "importations" au sens large sont estimées à 32% en valeur en 2011, et sont plus ou moins développées selon les secteurs de produits.

Nous reparlerons par la suite du cas particulier de l'importation, ainsi que des différentes normes et ce qu'elles impliquent. Mais le premier élément de conclusion est assurément le développement incroyable du "bio" et de ce qu'il implique : la recherche d'une vraie qualité de vie, du manger sain, du vivre propre et des valeurs culturelles qui se cachent derrière. Reste à savoir ce que "l'industrie du bio" nous réserve !

Quelles sont les différents pants de notre recherche ?

  • Comment fonctionne le monde du bio, quelles sont les différentes normes (vous allez être surpris de leurs motivations ?
  • Que souhaitons nous acheter lorsque nous nous rendons dans un magasin bio (et quelles sont les attrapes-clients du bio ?
  • Que voulons nous vraiment, les conséquences sur la vie courante, vivre bio, est-ce que ça s'achète ?
  • Les points forts du bio, en quoi le bio est-il irremplaçable ?
  • Les limites du bio, l'industrie se rachète-t-elle une conduite ou non ? Y a-t-il un vrai bio ?
  • En conclusion, faut-il acheter bio, faut-il tenter le tout bio ? et les achats citoyens ?

1°) Le monde du bio : ce que nous voulons et les normes proposées

       Que veulent les clients qui achètent du bio ?

Le bio s'illustre principalement par l'achat de denrées alimentaires, à partir de là, d'autres produits de consommation courante se sont greffés : soins cosmétiques, soins tout court, parfumerie, puis produits domestiques divers et variés et enfin produits rservés au jardin et à la maison, produits alimentaires  réservés aux animaux, etc.. Au point que le monde du bio a développé aujourd'hui ses propres griffes, lignes, circuits de distribution, et même ses rayons dans les hypermarchés traditionnels.

L'acheteur associe le bio a une certaine qualité de vie et à une certaine qualité tout court : le produit bio est censé être sain, de bonne qualité, exempt de substances nocives que ce soit dans sa fabrication ou dans sa composition (par exemple le café décaféiné ne doit pas être obtenu à partir de solvants qui décomposent la caféine, mais par un processus d'extraction le plus naturel possible).

Si nous résumons, dans l'esprit des gens, bio = naturel et sain, puis de qualité.

Ce qui n'est pas exact, le bio correspond à des normes qui ne signifient pas que tout ce qui est proposé en bio est "de qualité". Cet engouement pour le bio (qui nous semble au global positif, puisqu'il consiste à réclamer du sain, naturel et de qualité) rejoint le phénomène des "locavores", soit ceux qui préfèrent acheter local chaque fois que c'est possible : oeufs chez l'agriculteur du coin, boeuf en barquette chez l'éleveur du village et légumes chez le maraicher d'à coté.

C'est bien, car l'économie locale est préservée, c'est souvent meilleur quand c'est "élevé" proprement et de manière non intensive, mais n'allez pas croire que c'est bio parce que ça sort de chez votre voisin. La vache d'à coté peut avoir été bombardée d'antibiotiques et les légumes du maraicher ont pu être recouverts de pesticides. Les plus gros consommateurs de pesticides et autres produits de traitement sont souvent les particuliers qui suivent le discours commercial des vendeurs de jardinerie et achètent, par sécurité, 3 ou 4 traitements pour leur petit potager :

  • Les limaces
  • Les champignons
  • Les insectes du sous-sol ou les larves
  • Les engrais

No Comment......

Donc, nous ne voulons plus de l'image d'une culture intensive qui fournit des produits dénaturés sur une terre usagée et renflouée à grands coups d'engrais diaboliques qui finissent dans les nappes phréatiques.

Sauf que ce n'est plus toujours comme ça : les agriculteurs font souvent du "raisonné", n'aiment pas épuiser leurs terres et si nous n'avions pas créé l'agriculture performante qui alimente nos tables, bien des gens seraient restés sur un régime alimentaire d'avant guerre.

Ne croyez pas que nous défendions l'industrie agro-alimentaire : nous la détestons la plupart du temps, mais reconnaissons ce qu'elle a fait de bien avant de tomber dans un excès que les professionnels regrettent presque tous.

Aujourd'hui les agriculteurs dépendent de l'état à hauteur de 60% (leurs subventions représentent en moyenne 60% de leur chiffre d'affaires), hélas ils doivent donc rigoureusement obéir aux règles dictées, sinon ils se font sucrer leurs subventions et sont conduits à la faillite.

L'état lui-même dépend de Bruxelle et Bruxelle dépend de "grosses légumes" (pas bio celles là) qui gèrent le monde par groupes de pression....

Personne ne veut mal faire, mais tout le monde veut tirer son épingle du jeu. Le bio est un nouveau marché qui va devoir, lui aussi, s'inscrire au sein de règles économiques dictées par des hommes de pouvoir.

       Quelles sont les différentes normes actuelles qui régissent le monde du bio

A - L'étiquetage des produits biologiques :

L'étiquetage des produits biologiques permet d'assurer au consommateur que le produit respecte les règles de la production et de la transformation biologiques.

Le respect des règles générales d’étiquetage s’impose.

Mais la spécificité du mode de production biologique exige également le respect des mentions spécifiques minimum suivantes :

  • La mention "biologique" ou "bio",
  • Le numéro d’agrément de l’organisme certificateur.

 Les logos bio (européen et AB) indiquent que les produits sont 100% bio ou contiennent au moins 95% de produits agricoles bio dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée.

B - La marque AB

 Les logos bio (européen et AB) indiquent que les produits sont 100% bio ou contiennent au moins 95% de produits agricoles bio dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée

Propriété exclusive du ministère français en charge de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la marque AB garantit à la fois :

  • un aliment composé à 100% d’ingrédients issus du mode de production biologique ou au moins 95% de produits agricoles biologiques dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée. Le mode de production biologique mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal,
  • le respect de la réglementation en vigueur en France,
  • une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.

D'après le baromètre CSA/Agence Bio 2012, 93% des Français connaissent la marque AB et 80% des consommateurs l'utilisent comme repère lors de l'achat de produits biologiques.

C - Le logo Bio Européen

logoeuropeenpantoneab.jpgLe logo européen "agriculture biologique" , encore appelé "Eurofeuille", a pour objet d’aider les consommateurs à repérer les produits biologiques. Sa présence sur l’étiquetage assure le respect du règlement sur l'agriculture biologique de l'Union européenne. 
 

Le logo européen  peut être appliqué sur les produits qui : 
 

  • contiennent 100% d’ingrédients issus du mode de production biologique ou au moins 95% de produits agricoles biologiques dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée, 
  • sont conformes aux règles du système officiel de contrôle et certification, 
  • portent le nom du producteur, du préparateur ou du distributeur et le numéro d’agrément de l'organisme de  certification. 

Ce logo est devenu obligatoire le 1er juillet 2010 sur les étiquetages des produits alimentaires préemballés. Il est facultatif pour les produits importés.

 Dans tous les cas où il est utilisé, doivent figurer à proximité :

  • l'indication du lieu de production des matières premières agricoles composant le produit sous la forme : «Agriculture UE», «Agriculture non UE» ou "Agriculture UE/non UE", avec la possibilité de mentionner le pays1,
  • le numéro de code de l'organisme certificateur.

 Les logos nationaux et privés peuvent être utilisés en complément.

Il est possible de remplacer l’indication "UE" ou "non UE" par le nom d’un pays lorsqu’au moins 98% en poids des matières premières agricoles proviennent de celui-ci

       Que nous promet exactement le bio ?

  1. Des produits de meilleur qualité que leur équivalent en non bio et suivant un cahier des charges rigoureux
  2. Des produits plus chers car le cahier des charges augmente le prix de revient
  3. Des produits moins diversifiés car tout n'a pas été produit en bio (et tout n'est pas productible en bio)
  4. Des produits qui suivent des règles dépendant en France de la France, eu Europe de l'Europe, dans chaque pays du pays en question.

2°) Que voulons nous acheter et que nous propose-t-on ?

Nous partons acheter de la qualité, produite par l'image d'un producteur sympathique et respectueux de son environnement. C'est un peu le monde des Bisounours.

Notre rayon bio est peuplé de jolis packaging "nature" de couleurs plus sobres, parfois fabriqués en recyclé, le tout évoquant une nature plus proche. Les couleurs sont souvent le vert (la nature), l'ocre (la terre) le bleu (l'eau). Les objets sont souvent de couleur naturelle (le bois de couleur bois) et l'emballage des conserves est plus luxueux (pas mal de conserves en verre et non pas en métal). Beaucoup de distribution à l'ancienne dans des sachets de papier kraft.

Nous voilà donc dans un environnement commercial attirant, apaisant, rassurant et très tentant. On y achète des cerises sèches bourrées de vitamine C, du pain bio aux céréales (graines entières) et du shampoing bio dans une jolie bouteille au logo sobre.

  • Nous venions pour être rassuré - c'est fait
  • Nous venions chercher une autre vie - c'est fait, à coup de cures de cerises sèches et de jus de carotte
  • Nous venons pour mieux protéger notre famille, - c'est fait grâce au shampoing, aux conserves, au lait de chèvre et au pain croustillant.

Le bio nous satisfait car il nous propose pas seulement de meilleurs produits, mais une autre vie, ce qu'il convient de mesurer avec moins d'enthousiasme car vous aurez très vite dépensé 3 fois votre budget et qui plus est cette vie là serait pratiquemetn interdite aux gens modestes. Il convient donc de prendre le meilleur du bio sans tomber dans tous ses pièges commerciaux.

Le bio est plus cher, c'est naturel car il faut bien "payer" le cahier des charges. Mais comment vivre bio sans y laisser ses économies ?

Car vivre "bio" ne s'achète pas, entendez par là que vivre sainement ne consiste pas à faire ses courses dans un marché bio - en aucune façon

Vivre bio, c'est :

  • D'abord ce que vous souhaitez y mettre (librement)
  • Vivre sainement en bougeant son corps (sport ou mouvement)
  • Eviter les excès de  toutes sortes (depuis la TV, jusqu'au Web, en passant par les jeux vidéos, la boisson, la bouffe, le canapé)
  • Manger sainement (pas trop de viande, pas trop de quoi que ce soit, un peu de tout, pas trop de boissons alcoolisées)
  • Un esprit sain dans un corps sain, soit avoir une vie équilibrée dans laquelle vous ne "pétez pas les plombs" tous les 3 jours à cause du stress, du travail, des gosses, etc...
  • Vivre en équilibre avec le monde, apprendre à viser une certaine joie de vivre et savoir renoncer aux pièges du commerce pour gagner en tranquilité

Cette liste ne peut être ni juste ni complète, c'est une sorte de synthèse des principaux courants actuels.

Si vous nous suivez, vous venez de comprendre que vivre bio ne consiste d'ailleurs pas à aller faire ses courses, mais à ancrer un nouvel art de vivre. La charte du bio a d'ailleurs ses propres pièges et il convient de ne pas chasser les sorcières en évacuant tous les produits non bio, vous auriez tort.

3°) Les points forts du bio : une charte irremplaçable

Le bio est la réponse du berger à la bergère ! Nous en avions  ras le bol de la pollution et des tomates bleues, le bio nous offre des tomates qui sentent bon et nous promet un air pur pour nos vaches. Et il a raison !

Grâce au bio, l'agriculture intensive qui voit ses clients regarder ailleurs se pose les bonnes questions. Lorsque le consommateur lève la tête de son assiette, les industriels revoient leur copie.

La charte du bio consitue donc un véritable retour à des valeurs saines qui étaient en train de s'enfuir.

Le consommer local et le bio sont des acteurs irremplaçables. Leur simple présence dans l'esprit des consommateurs exerce une saine pression dans l'esprit des producteurs qui veulent avant tout garder leurs clients ou se développer.

4°) Les limites du bio

Le bio est, en France, hyper contrôlé. Presque Idem eu Europe, à l'étranger, ça nous laisse dubitatif dans les pays à forte corruption.

  • Donc la tomate française bio a toutes ses chances.
  • Le beurre de karité "bio" d'Afrique est peut être plus sujet à caution.

       Il s'agit de la limite humaine

La seconde limite est environnementale : Comment faire du bio dans un monde sale ? La nappe phréatique est polluée, les parcelles d'à coté sont envahies de pesticides (ltransportés par l'eau de pluie) et de traitements qui volent plus ou moins quand on les répend, l'usine d'à coté est classé Seveso et il parait qu'elle serait polluante.... Je ne vous parle pas du refroidissement de certaines centrales nucléaires....

       Il s'agit de la limite du monde actuel

Le produit bio est mieux contrôlé, mais il n'est pas parfait. Il est incitatif et c'est déjà très bien !

L'autre limite du bio est dans la protection contre les prédateurs, insectes et autres maladies. Les traitements naturels sont parfois limités dans leurs actions et il y a des prédations contre lesquelles nous sommes heureux de disposer d'un arsenal chimique en attendant d'avoir étudié une meilleure solution.

Prenons l'exemple des toxines  mycosiques (autrement dit de la toxicité de certains micro-champignons), comme l'ergot de seigle qui a tué des milliers de gens pendant des centaines d'années avant que l'on ne trouve de quoi stopper sa progression.

Faire du bio ne doit pas nous conduire à faire de l'arriéré ! Nous devons rester prudent et factuels vis à vis d'un monde qui n'est pas celui des Bisounours. 

       Restons modernes

L'autre piège qui guette le bio est l'apropriation de ce dernier par l'industrie agro-alimentaire ! Car la productivité industrielle et la notion de profit se marient très très mal avec l'extensif et le propre du bio. A surveiller donc, mais ne laissons pas les maniaques du profit financier grignoter nos petits acquis.

       Restons vigilants sur nos acquis

Comment se prémunir de ces risques ou limites ? Y-a-t-il un vrai bio ?

Il semblerait que la solution bio soit tout de même d'acheter en local et chez des petits producteurs certifiés. Nous conservons notre méfiance par rapport aux industriels qui cherchent aujourdhui à marier Bio et Profit, certe ils respectent le cahier des charges, mais que se passe-t-il en amont face à de tels acteurs du pouvoir ?

Maintenant le vrai bio, vous l'avez compris, est aussi une adhésion à une qualité de vie dans laquelle l'acteur principal est votre conduite générale.

Vivre bio n'est pas seulement acheter en local et bio, c'est un mode de pensée, un mode d'interaction au monde environnant, une véritable philosophie de vie.

Nous visons trop souvent l'argent, et nos solutions consistent trop souvent à acheter, et si nous visions le bonheur d'une vie simple et saine ?

       Le prix du bio

Les denrées bio coutent plus cher que les denrées non bio. Et ce n'est pas anormal, car les moyens sont différents et la production est restreinte. Pa de quoi bondir sur le droit au bio etc.. Si vous voulez du bio pas cher, soit au prix du discount, vous finirez sans doute par de l'arnaque industrielle soit des produits qui jouent avec la charte, mais de quelle façon ?

La vraie question à se poser est aussi celle des habitudes : nous perdons souvent de l'argent dans le choix de nos achats : les plats cuisinés coutent cher et en général tout ce qui restreint le temps de cuisine coute plus cher que ce qui demande de la préparation. La viande n'est pas nécessaire tous les jours pour notre santé, sauf exception, etc...

Attention donc aux viandes trop bon marché, aux produits discount, ils ne sont pas tous respectueux de l'environnement !

5°) En conclusion, faut-il tenter le "tout bio"

D'abord est-ce possible ? Sans doute non !

Le bio est limité pour le moment. Et il vaut mieux adopter un mode bio raisonnable que rien du tout. Acheter 100 % Bio n'est pas toujours possible.

Certains gestes ne sont pas esttampillés bio mais sont pourtant très importants, comme d'acheter des peintures sans solvants par exemple.

L'achat bio suit donc une réflexion personnelle autant qu'un cahier des charges.

Et si aujourd'hui vous avez acheté votre baguette au supermarché parce que vous n'aviez pas le temps de faire mieux, ce n'est pas un drame. La bonne question à se poser est "pourquoi en suis-je arrivé à ne plus avoir même le temps de faire mes courses au calme ?"

Réflechissez donc, ça compte autant que d'acheter !

Ne sautez pas non plus sur tous les produits "bons pour la santé". De vous payer des jus de carotte ne va pas arranger votre santé si vous continuez à stresser comme un malade. Enfin le soja, bio ou pas, reste du soja...

Le monde du bio devrait être un monde de remise en question et de réflexion sur soi et les autres. Acheter sa viande de boeuf à coté de chez soi obéit à une logique qui est celle d'une communauté de vie. Et c'est  très important. Car le "bio" n'a pas pour valeurs un simple cahier des charges, fut-il respectable et constructif.

Le bio c'est aussi :

  • Une certaine solidarité
  • Une vie saine
  • Le goût de la mesure
  • Le respect de l'environnement pour de vrai
  • Un renoncement à l'argent comme unique maître
  • La volonté de  redevenir un acteur intelligent du monde

et bien d'autres choses....

 

 

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