NOS AMIES LES POULES

Centrer toutes nos informations sur les poules !

Une Page spéciale "Poules" où nous centrons nos billets à disposition de tous les amoureux des gallinacés..... Effet mode ou amitié durable, poules à oeufs ou poules au pot, poules pondeuses ou ornementales, c'est le choix et la très grande liberté de chacun ! Mais pour que ça se passe (toujours) bien, restez informés et pertinents !

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COMMENT STOPPER LE CHANT DU COQ !

URGENT avant les premiers (beaux) jours :

De très nombreux mails, appels, commentaires qui affluent et témoignent de la problématique des nouveaux campagnards qui n'en sont pas et ne supportent pas le chant du coq : des explications ci-dessous sur le comment faire en détail et en plus de la vidéo : 

 

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STOPPER LE CHANT DE SON COQ AVANT D'AVOIR 12 PROCES AVEC SES VOISINS... (qui aiment la campagne silencieuse)

Voici une méthode simple qui a été testée sur 18 coqs, avec succès, 100% de succès après quelques ajustements sur une petite semaine.

Cette méthode ne coute rien (sauf un peu d'élastique) et ne blesse pas votre coq si c'est bien réglé.

En quoi ça consiste ?

Le coq chante en déployant son gosier. Il n'a pas de cordes vocales et le son, charmant, mais fort, est obtenu grâce à des vibrations que l'on peut gêner.

La méthode consiste à lui passer un élastique (pour la souplesse) autour du cou, assez ajusté pour le gêner dans son déploiement, mais pas  trop serrré pour ne pas blesser ou pire, couper la respiration.

L'élastique recommandé est à acheter chez n'importe quel commerçant qui vend du tissu ou des articles de couture (mercerie, rayon mercerie grande surface). Pour 1 coq, le prix est de quelques centimes d'Euro. Préférez un élastique blanc, large (1/2 cm, voire plus), plat, de ceux que l'on installe dans les culottes de pyjama ou les petites culottes pour qu'elles cessent de tomber.

Comment faire ?

Il faut être 2 personnes. La première personne tient le coq solidement et la seconde dégage les plumettes du cou de façon à glisser l'élastique au plus près de la peau au centre du cou. L'élastique ne doit pas être trop serré et vous devez, la première fois, pouvoir glisser 2 doigts en dessous sans tirer comme une brute dessus.

Faites un noeud souple car vous allez probablement devoir re-régler la chose dans quelques minutes.

Relachez le coq et gardez le en observation 10 minutes : il ne doit pas haleter la bouche ouverte plus de 15 secondes (15 secondes, c'est du stress, au-delà, c'est une réaction vis - vis d'une gêne respiratoire), il ne doit pas non plus tomber dans tous les sens plus des dites 15 secondes. En bref et passé la première minute, il doit se comporter 100% normalement.

  • Si il rechante (ils font ça assez vite en général), resserez un peu (quelques millimètres, pas plus)
  • Si il a le moindre malaise, défaites un peu de serrage.
  • Si, malgré 1 voire 2 resserages il chante encore, ne serrez pas plus, mais disposez un second élastique, voire un troisième pour les grosses espèces (par exemple Brahma ou Cochin) qui ont un long cou !

Les petites espèces sont parfois très réactives, soyez donc prudent. Les grosses espèces sont moins sensibles et nécessitent parfois plus de serrage ou plus d'élastique (Soit 2, voire 3 élastiques les uns en dessous des autres)

Attention :

Grâce à cette méthode, nous espérons que de nombreux coqs auront la vie sauve (et ne finiront pas en coq au vin pour préserver les voisins) ; mais vous devez être très très vigilant quant à la qualité de la vie quotidienne de votre coq avec son élastique :

Comportement 100% normal (démarche, respiration, alimentation)

Cette méthode n'empêche pas le coq de "cocher" (saillir) sa poule !

Vous devez surveiller la peau sous l'élastique assez régulièrement (d'abord toutes les semaines, puis tous les 10 à 15 jours au minimum), afin de vérifier qu'elle ne se blesse pas par frottement.

Nous rappelons que TOUS les procès intentés contre les coqs (Voisin contre coq) sont gagnés par les voisins qui sont soutenus par les juges au titre des "nuisances" (soit dit en passant on y met n'importe quoi dans les nuisances), y compris à la campagne. Le coq est généralement condamné à l'exécution. La plupart des gens se plaignent (à raison parfois) du bruit régulier, aigu, fort et même nocturne provoqué par les chants sexuels de notre symbole Gaulois.

 Bonne chance et tenez nous au courant !

LA VIE PREFEREE DES POULES : LES BASIQUES

La vie préférée des poules est notre premier article en ligne sur nos poupoules adorées !!! Mais il serait impensable de tout mettre sur le sujet (qui est très vaste), de nombreux forums s'y consacrent déjà et google vous orientera encore plus vite que nos propres liens. Ceci dit, quelques conseils nous semblant vraiment importants vous apporteront, nous l'espérons, de l'aide dans votre projet de poulailler ou d'élevage :

La Poule et son comportement :

La poule est un animal propre, elle pond mieux, couve mieux et se porte mieux dans un environnement propre et non pas souillé par d'innombrables "cacas" ! Nettoyez votre poulailler régulièrement et ne concentrez pas trop vos animaux (même s'ils vivent dehors et ne rentrent que la nuit). Pour dormir ou pondre, 4 poules au m² nous semblent un maximum, à condition qu'elles puissent sortir de jour dans un espace herbeux et vaste (plusieurs m² par poule). La paille semble très appréciée et en hiver elle tient chaud. En été elle peut aussi être le refuge des parasites, il est donc nécessaire de déparasiter régulièrement son poulailler (un autre article traitera du sujet), de vermifuger ses poules et de les traiter contre la coccidiose (cela fera aussi l'objet d'un autre sujet). La poule aime gratter et chercher dans l'herbe et la terre sa nourriture et surtout de petits insectes dont elle rafole. Bien entendu elle accepte de manger dans une mangeoire, mais elle aime avant tout gratter du matin au soir. N'hésitez donc pas à répendre au sol de la nourriture ainsi que vos restes alimentaires familiaux.(elle consomme presque tout). La poule est sociable et vit en groupe hiérarchisé. La dernière arrivée est la aussi la dernière dans la hiérarchie et peut se faire lynchée !!! Faites donc bien attention à l'introduction de nouveaux animaux. Quand au coq, il risque de très mal supporter l'arrivée d'un concurrent qui le rendra agressif s'il ne peut pas le dominer. Quand à l'introduction des jeunes poulets ou poulettes, ils peuvent carrément se faire tuer par les adultes. Un coq n'est pas une nécessité, sauf si vous souhaitez faire de la reproduction ou profiter de leur esthétique en général avantageuse. Par contre le coq chante, souvent très tôt le matin jusqu'au coucher du soleil, et les voisins n'apprécient pas toujours cette coutume bien connue du village Gaulois d'Astérix. Alors coq ou pas coq ? C'est une question de choix, en tous cas cela n'empêchera pas vos petites poules de pondre. Les oeufs ne seront seulement fécondés que s'il y a un coq dans la basse-cour.

La ponte n'est pas toujours régulière, sachez tout de même qu'une poule malheureuse (c'est à dire ne disposant pas de moyens corrects à sa disposition ou d'une vie sociale normale), ou ayant trop chaud, ou trop froid, ou mal nourrie, ne pond pas. Si vous avez 6 poules, vous aurez probablement au maximum 5 oeufs par jour à condition que toutes vos poules soient en âge de pondre. La ponte dépend aussi de la durée d'ensoleillement. Résumons : si vous voulez des oeufs, vos poules doivent avoir à boire de l'eau fraîche, à manger selon leurs besoins (autre article à venir), être en bonne santé, disposer d'un espace sain et propre et d'un climat raisonnable.

Une poule vit jusqu'à 12 ans, une poule naine vit couramment 8 ans, mais ne pond que 3 ou 4 ans la plupart du temps. Alors quoi faire après ? Question vraiment personnelle que certains transforment en poule au pot et d'autres en poule à la retraite. Il faut y penser en tous cas. Certaines de mes vieilles poules ne pondent plus beaucoup, mais font d'excellentes couveuses et sont si gentilles qu'elles tiennent compagnie aux plus jeunes ou même aux enfants qui ont envie de les caresser.

Si vous avez peu de temps pour vous informer, n'hésitez pas à acheter un aliment tout prêt (poule pondeuse ou démarrage), ils sont en général corrects et il est inutile de culpabiliser parce que vous n'avez pas fait la "popote" vous-même.

Essentiel : Une poule non rentrée le soir est rapidement une poule mangée par le renard ou la fouine. Rentrez vos poules et fermez votre poulailler, vérifiez qu'aucun trou ne laisse passer une fouine ou un rat et soyez vigilant car le moindre oubli peut se transformer en vision de cauchemar le lendemain matin (animaux égorgés, plumes partout, etc..).

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LA VIE PREFEREE DES POULES : LES POULES ET LES SAISONS

Les poules et les saisons...

Justement, il parait qu'il n'y en a plus : justement, il faut savoir être attentif et prendre des précautions, non plus en fonction des saisons, mais du temps au moins !

La saison de la reproduction et de la ponte :

La ponte est liée à la reproduction, même si vous n'avez pas de coq ! Pas de lumière, pas d'oeufs ! Lorsque le jour raccourcit, la poule cesse de pondre et les industriels le savent bien en maintenant parfois jour et nuit la lumière artificielle pour avoir une meilleure production (mais sur une durée de vie très courte, soit 12 mois pour une pondeuse). Donc, à partir d'Octobre, votre poupoule préférée va se mettre en grève pour quelques temps, presque jusqu'au printemps (disons Mars), et c'est une période qu'il faut savoir respecter car elle doit gérer le froid, l'humidité, le vent. Il existe des recettes qui permettent de booster notre poupoule et de la faire pondre, mais attention : une poule qui pond 12 mois sur 12 fatigue plus vite et vieillit plus vite sur ce plan là.

La reproduction et la ponte sont optimales entre Mars (Avril si le temps est mauvais) et fin Septembre. Mais il faut exclure les mois de canicule, le trop de pluie, etc.... Donc Madame Poupoule ne pond pas quand ça vous arrange, mais quand, dans son instinct de poule, elle sait que les conditions sont bonnes pour élever ses poussins. Si vous multipliez vos poules via un incubateur et des cages d'élevage, vous pourrez démarrer tôt en Mars, et finir tard en Octobre, mais guère au delà car vous n'aurez pas d'oeufs à incuber !.

Au final, sur 10 poules, vous n'aurez le plus souvent que 8 oeufs au mieux, mais parfois rien du tout en basse saison, et pas grand chose quand le temps est mauvais, trop chaud ou froid, trop humide ou venteux. D'expérience les poules savent remarquablement discerner une erreur de saison (par exemple un 23°C à la fin du mois d'Octobre) et ne se font pas rouler : elles font partie intégrante de la nature, elles en connaissent tous les signes. Ne soyez pas trop exigeant.

 

La saison et les prédateurs :

Les prédateurs, c'est presque du 12 mois sur 12 ! Mais il y a tout de même des périodes de pointe où vous verrez le renard ne pas hésiter à franchir les grillages de votre jardin en plein jour : au printemps quand la femelle doit nourrir ses petits, ou en hiver quand il ou elle a très faim.... Ne cédez donc pas à la croyance naïve qui dit que les renards d'entrent pas de jour dans les villages et hésitent à se montrer. Parfois ils n'hésitent rien du tout ! Soyez attentifs aux périodes clefs et enfermez votre volaille dès que le jour se couche en surveillant bien toutes les issues possibles. Grillagez tous les trous, vérifiez les accès par la toiture et les trappes, mêmes petites. Les fouines grimpent très bien et sautent jusqu'à 80 centimètres !

 

La saison et la santé des poules :

A chaque grande saison ses difficultés (et aussi ses avantages) :

  • Très chaud : peu importe la date de l'été, sachez qu'à partir des premières chaleurs stables, les poux de poules (gris ou rouges) vont attaquer et les épuiser, voire les tuer. Il faut donc traiter soigneusement votre poulailler ainsi que toute zone d'accès avec les insecticides spécialisés (il en existe de nombreux en coopérative agricole et/ou sur internet), au moins 1 fois par mois jusqu'au mois de Septembre inclu s'il fait encore beau. Les poux d'aujourd'hui sont super costauds et résistants à de nombreuses mollécules, il faut donc agir autant mécaniquement (par le nettoyage soigneux et le lavage), que chimiquement (les insecticides) et TOUT nettoyer du sol au plafond. Les poux se réfugient dans les lattes de bois et les recoins, changer le substrat, paille ou copeaux, ne suffit donc pas (c'est mieux que rien). Lorsque vous avez un doute : poules fatiguées et amaigries brutalement, soulevez une aile et regardez la  peau avec soin, les poux sont nombreux et mobiles, qu'ils soient rouges ou gris peu importe, ils sont dangereux. Nous ferons un billet complet sur ce chapitre devenu hélas très actuel à cause de la résistance de ces sales bestioles (les poux).
  • Très froid : les poules sont comme nous et attrapent l'équivalent de notre "crève" sous de nombreuses formes, toutes contagieuses ou dangereuses. Si votre poule tousse et mouche, filez chez votre vétérinaire acheter un antibiotique, à moins que vous n'optiez pour les huiles essentielles par exemple. Soyez donc vigilant, à l'heure de la sortie des poules, quel comportement, quelle vivacité, quels symptômes ? Prochainement un billet spécial hiver ! Une autre calamité de l'hiver est le coup de fatigue des vieilles poules (Eh oui) et des poules fragiles (trop jeunes, ou convalescentes) : le dos rond, la plume ébouriffée, le regard terne, la crète palichonne ! Est-elle maigre ? Présente-t-elle d'autres symptômes ? Si oui, consultez vos sources pour apprendre à distinguer le coup de vieux, du coup de fatigue, de l'attaque bactérienne ou virale, Contre les "maladies", consultez votre vétérinaire, mais contre le coup de fatigue, soyez prévoyant : nourrissez à fond vos poules en Septembre/Octobre, avant le coup de froid ou de pluie et vitaminez les en cure (selon les modes d'emploi). Elles doivent aborder l'hiver au mieux de leur forme, un peu grasses, la crète rouge vif, le comportement vif et joyeux, volontier agressives entre elles. Vous pouvez négocier des restes de viande ou de gras avec votre boucher, recycler les restes familiaux, y compris (elles en rafolent) les restes de croquettes pour chien ou chat (en plus de leur alimentation de base).
  • Froid et Humide, avec du vent : Terrible et dangereux ! Protegez vos poules, et à partir de certaines extrêmes, laissez les au chaud si possible dans un endroit protégé (personnellement, je déclare le plan B à partir de -10°C + neige et/ou vent, ou par pluie glaciale et continue). Une poule peut passer un certain temps enfermée sans perdre son moral, et même si elle a un poulailler à sa disposition, elle ira dehors si celui-ci est trop petit pour y vivre toute la journée, prévoyez donc une zone d'accueil pour vos demoiselles. Une note spéciale pour la poule dite Soie ou Nègre Soie, dont la plume n'est pas vraiment imperméable (ou assez) et qui prend plus vite froid que ses copines ! Attention, une poule peut aussi se noyer, une fois fatiguée et alourdie par les circonstances, surveillez donc les mares et bacs qui se remplissent trop à la mauvaise saison.
  • La grêle et la violence des éléments : Elles y sont sensibles comme nous ! En cas de tempête, de grêle, de risques (branches ou tuiles qui valsent), rentrez vos poules, c'est du bon sens.
  • En synthèse : une poule en forme est beaucoup plus résistante et "durera" bien plus longtemps, avec une meilleure ponte. Soyez donc généreux avec l'alimentation et les vitamines 2 fois par an, ainsi que les soins de base (anti-coccidiens et vermifuges, nettoyage et désinfection/désinsectisation), vous en serez vraiment remercié 2 fois. Malgré tout les pertes sont inévitables : vieillesse, fragilité, handicap.... En cas de coup de pompe sans autre vraie raison, il existe une petite recette de grand-mère qui ne fait pas tout, mais rend bien service : 1 cuillère à soupe de vin et 1 d'eau, 1 sucre, mélangez le tout jusqu'à complète fonte du sucre et faites absorber à votre poule (taille pondeuse, adulte) 20 ml de ce mélange, 2 à 3 fois dans la journée. Si votre poule se retape, c'est que c'est un simple coup de fatigue, continuez 2 ou 3 jours (quand elle commence à se refaire une santé, elle va rapidement refuser qu'on l'embête avec ça), j'ai personnellement constaté que la recette marche et sauve des poules qui seraient mortes sans ce petit coup de pouce. N'abusez pas, ce n'est pas un remède miracle. Une autre recette grand-froid consiste à leur distribuer un mélange de pain, de vin et d'eau (chaude) chaque jour pendant la période difficile : elles aiment ça et parfois même se remettent à pondre en plein hiver.

Bon courage et RdV sur notre forum si vous avez des questions !

SOIGNER SES POULES : LOGEMENT, ALIMENTATION ET TRAITEMENTS PREVENTIFS

Nos Chère Poules : les alimenter et les préserver de tous les malheurs...

Faciles ! Nos grands parents le faisaient déjà et n'en faisaient justement pas toute une histoire : cela se résumait en une vieille cabane puante abritant une quinzaine d'animaux vaguements roux, avec un coq ou deux, de préférence acariatre, et des oeufs qu'il fallait aller chercher (au péril de sa vie d'enfant) dans des nids souvent dégoutants. De temps en temps le renard passait et il fallait recommencer le tout avec les 3 poules qui restaient en vie et le coq du voisin (ou l'inverse) ! De nos jours, la plupart des gens qui viennent chercher quelques poules à l'association ont d'abord tout perdu ou presque, sans trop savoir pourquoi :

  • "Mes poules allaient bien, puis se sont mises à mourir"
  • "La Fouine est passée par dessous et a tout tué"
  • "Le Renard est passé et il ne reste que des plumes"

Voilà, grosso modo, ce que nous entendons tant de fois dans l'année dans la bouche de ceux et celles qui cherchent poussins et petits poulets pour se "refaire" un poulailler digne de ce nom. Ca nous peine, car les mesures à prendre sont simples une fois qu'on les connait :

  • Loger
  • Nourrir
  • Soigner en préventif (et en curatif)
  • Observer

 1°) Loger

La poule doit profiter d'un poulailler clos à 100% chaque soir, abrité des intempéries, douillet pour pouvoir y pondre et correspondant à ses attentes instinctives.

Clos à 100% chaque soit = étanche à tout passage de fouine, rat, renard ! Chaque trou, que ce soit dessus, dessous (plancher) ou sur les cotés sera exploité par les prédateurs potentiels. Il faut donc des murs, un toit, un plancher et des grilles sur chaque trou, la porte assurant une fermeture absolue (la porte ou la trappe). Un trou de 5 cm (ouvert de nuit) suffit à un rat ou une fouine....

Abrité des intempéries : la poule craint le mauvais temps, venteux, humide, froid ! Elle doit donc pouvoir s'abriter chaque fois que nécessaire. attention donc de lui donner un espace suffisant pour se réfugier à l'intérieur de son domicile, soit 1 m² pour 2 à 3 poules de taille normale environ.

Douillet : propre pour commencer ! Nous nettoyons nos poules toutes les 3 semaines environ avec de la paille fraiche et abondante à chaque fois et en prenant soin d'ôter toutes les  salissures. A la saison des insectes, le poulailler est traité à chaque nettoyage, désinfecté tout au long de l'année (envrion 3 fois par an en ce qui nous concerne). Les copeaux de bois dépoussièrés font aussi un très bon substrat.

Les attentes instinctives de la poule : la poule pond ! ELle doit donc disposer de nids naturels ou "formatés", propres et disponibles en permanence. La plupart des poules sont aptes à se faire des nids dans la paille. Certains éleveurs utilisent des pondoirs avec trappes de passage pour des problèmes de sélection  génétique (chaque reproductrice ayant son pondoir perso), mais sachant que les poules adorent pondre toutes au même endroit pour préparer une couvaison, nous les laissons à leurs nids collectifs que nous relevons tous les jours. Nous pratiquons aussi la sélection, mais en ne laissant le bon coq qu'avec les poules sélectionnées dans un poulailler spécifique (cette méthode réclamant plusieurs poulaillers, aussi appelée élevage en parquets). La poule grimpe (de façon instinctive pour se protéger des prédateurs), à l'exception de la poule Nègre-Soie qui prefère le plancher des vaches à cause des ses cinq griffes ou doigts qui la gênent pour grimper. Vous devrez donc prévoir un poulailler où nids et espace de sommeil sont situés en hauteur et accessibles par une échelle à barreaux d'un diamètre que les serres/griffes/doigts peuvent facilement serrer. Certaines poules dormiront sur les barreaux, d'autres sur les "étagères". De nombreux petits poulaillers préfabriqués sont conçus à cet effet avec un étage dans lequel elles grimpent le soir venu où elles viennent pondre durant la journée.

Inutile de mettre des rideaux aux fenêtres, mais les basiques d'un bon poulailler tiennent en peu de mots : Sécurité, Confort, Usage adapté.

N'oubliez pas que fouines et rats passent en dessous s'il n'y a pas un plancher étanche.

Le parcours : les poules grattent toute la journée comme elles le font dans la nature à l'état sauvage pour trouver leur alimentation. Il leur faut donc un espace disponible, d'environ 5 à 8 m² par poule, pour marcher et gratter toute la journée, depuis le lever jusqu'au coucher du soleil. Si vous ne disposez pas de cette surface et que votre "parcours" est réduit, vous devrez compenser par une bonne alimentation. Sachez qu'une poule équilibrée marche et gratte tout de même, y compris sur une surface réduite qui vaut mieux que rien du tout.

Les accessoires : Mangeoire (abritée de la pluie), Abreuvoir (ou seau), bac à sable pour l'épouillage naturel ! Votre mangeoire devra être à l'abri des pique-assiettes de service (rats et oiseaux entre autres). Le bac à sable peut être naturel (un espace de terre sabloneuse) ou créé, soit une caisse basse remplie de sable mélangé pour partie à de la cendre pour être légé et efficace contre les poux. Un petit budget peut se contenter d'un seau simple pour l'eau et d'une "gamelle" pour la nourriture, le seul impératif absolu résidant dans "l'étanchéité" du poulailler la nuit.

2°) Nourrir

La poule est classée "omnivore", c'est à dire mangeant de tout, ce qui n'est pas vraiment exact. Elle consomme très peu de fibres et une alimentation à base de légumes ou d'herbes variées ne lui convient pas, pa plus qu'elle ne lui fournit le nécessaire. Votre poule consomme environ 20% de protéines, elle s'accomode donc très bien de viande et/ou de tourteaux de soja (45% de protéines à l'état brut). Dans la nature ces protéines lui sont apportées par les vers et insectes trouvés grâce au grattage quotidien. Chez vous, si votre parcours est petit, préférez un mélange de céréales et de soja dans les proportions suivantes :

  • 1 blé
  • 2 orges
  • 2 mais
  • 2 soja (tourteaux)
  • Pas d'avoine à cause de la forme du grain, piquante aux extrémités.

Concassez le tout dans un moulin, sans aller jusqu'à une forme farineuse qui serait fragile et poussiéreuse. A défaut de moyens, n'hésitez pas à acheter de l'aliment "tout fait", type poule pondeuse ou poussin. La plupart de ces aliments sont très corrects, évitez les formules qui ne contiennent que de la "cendre", le prix d'un aliment pour poule est à peine plus cher qu'un aliment fait soi-même, mais il dépanne bien.

3°) Soigner en préventif

Il n'existe que peu de soins à faire, mais ils sont devenus indispensables alors qu'on en parlait pas à l'aire de nos grands-parents :

  • Le traitement contre les coccidioses
  • Le traitement contre les parasites internes divers autres
  • Le traitement contre les poux et autres parasitoses externes
  • Le traitement préventif des carences dans l'élevage en captivité
  • Les vaccins et les maladies virales

A la coccidiose

Ou plutôt les coccidioses, car il en existe 8 souches en Europe, dont 5 majeures. Il existe 2 façons de traiter ce problème : le vaccin ou le traitement récurrent.

Les coccidioses sont des parasites internes qui vivent en permanence dans le système digestif de la poule, rejetés par les fientes et ré-assimilés par ce même biais. Les coccidies résistent 1 an dans le sol, y compris en cas de fort gel. Ils résistent aussi à de nombreux désinfectants qui ne sauraient traiter 100% du parcours. La plupart des poules "vivent avec" dans un équilibre convenable à condition que rien ne le perturbe (comme le stress par exemple, un transport ou l'arrivée d'une nouvelle poule, coq, ou un changement de poulailler). Les traitements ne détruisent pas tous les coccidies, mais il font chuter la densité et permettent à la poule de retrouver un équilibre. Cet équilibre est particulièrement délicat à construire pendant la phase d'élevage 0-4 mois.

Les éleveurs professionnels vaccinent selon un protocole précis démarrant à environ 1 jour. Les vaccins sont très efficaces, bien que ce n'en soit pas réellement, puisqu'il s'agit d'ensemencer le nouvel organisme-hote avec des souches "aimables" de coccidies qui empêcheront l'apparition de souches toxiques. Les vaccins sont vendus par 1000 doses.

Conclusion, bien peu d'entre nous ont la possibilité de vacciner. On vend, chez les vétérinaires, d'excellents traitements anti-coccidiens, faciles à distribuer dans l'eau de boisson en traitements de 5 à 7 jours d'affilée, traitements à faire environ 2 fois par an : au printemps et avant l'hiver. Traitement à renouveler si des symptômes apparaissaient chez nos chère poupoules : diarrhées de couleur caramel, ou pire, avec du sang. Agissez vite, la dégradation peut être rapîde : votre poule s'affaiblit, présente parfois le dos rond et la plume ébourriffée (dans la plupart des pathologies d'ailleurs), elle ne mange plus et fait de la diarrhée. Ce peut être autre chose, mais commencez par un anti-coccidien !

B Les vermifuges

Les poules attrapent bien d'autres parasites internes contre lesquels la médecine vétérinaire a mis au point des "vermifuges" efficaces. Là aussi, un traitement bis-annuel suffit à "faire le propre" et à garantir la santé  générale de vos poules. Si vous avez aussi des oies, dindes, canards et autres lapins, ces produits vétérinaires sont le plus souvent communs.

C Les poux et les parasitoses externes

A la saison chaude, nos poules deviennent les hotes privilégiés de poux de poules. Le débat, qui fait rage sur le net, porte souvent sur le fait de savoir s'il s'agit de poux rouges (vivant de jour dans les parties sombres du poulailler) ou de poux gris (vivant en permanence sur la poule), ou bien même si ce sont des souches françaises, européennes, ou plus exotiques et récentes. Je dirais jusque là peu importe, à condition d'agir immediatement (ça tue vite) et avec des produits efficaces, sachant que les souches de poux sont de plus en plus résistantes.

Les poux de poules leur sont spécifiques, mais ils n'hésitent pas à se ballader sur nous lorsque nos poules sont envahies, ce qui est un bon indicateur de leur présence. Hélas le premier des indicateurs chez les particuliers réside souvent dans la mort des poules : en quelques jours elles s'affaiblissent et meurent anémiées, littéralement vidées de leur sang (d'où la couleur rouge de certains poux) ou de leurs  réserves. C'est comme une véritable épidémie, sans autre raison visible, avant elles semblaient aller très bien, tout d'un coup elles sont mortes à la suite les unes des autres.

La première année, je me suis fait avoir ! Maintenant, dès les premières chaleurs, je traite poules et poulailler avec les produits spécifiques vendus dans le commerce et notamment dans les coopératives agricoles ou chez les marchands spécialisés. Les souches sont "increvables" et les poules doivent parfois être traitées une par une pour être libérées en cas d'attaque. Bien traiter le poulailler est un très bon soin préventif : oter toute la paille ou les copeaux, passer tout le poulailler au pulvérisateur (ou à la poudre), dans les moindres recoins, repailler, pulvériser la paille afin que les parasites n'y trouve pas de logis,  traitez les poules et ré-installez tout le monde. Si les poules sont saines, il n'est pas nécessaire de les bombarder. Pour vérifier l'état de la poule, soulevez les ailes et glissez vos doigts sous les plumes à même la peau : les poux sont des créatures minuscules et nombreuses, donc visibles à l'oeil nu. Les poux semblent battre en retraite dès l'automne. Ne les prenez pas à la légère. Un poulailler atteint est très difficile à débarasser, les souches semblant toujours réussir à se cacher dans un recoin pour réapparaitre quelques jours plus tard. Le préventif est donc parfait et il doit être renouvelé assez fréquemment : personnellement je traite dès les premières chaleurs, à chaque nettoyage !

Concernant le traitement curatif des poules, le Tiquanis (produit vendu pour chiens et chats) semble également efficace. J'ai essayé avec succès un mélange à 5% d'huile essentielle de cade et d'huile végétale. La poule est massée avec cette huile à même la peau, l'huile ayant en plus tendance à étouffer les parasites.

D Prévenir les carences

Les animaux (tous) élevés dans un milieu domestique ont tendance à être nourris de façon sélective et donc à se carencer, notamment en minéraux, oligo-éléments et vitamines. Il est assez facile de prévenir ces carences potentielles avec des cures régulières de compléments qui contiennent tout, bien dosés et faciles à distribuer. Certains compléments sont à mélanger à la nourriture, d'autres à l'eau de boisson. Traiter dans l'eau est souvent facile et peu cher, à condition que votre poule boive vraiment dans son seau et  non pas dans la mare d'à coté. Si c'est le cas, préférez le mélange dans la nourriture. Les poussins doivent presque toujours être complémentés (ils sont plus vigoureux) et le stress nécessite là aussi presque toujours une intervention vitaminée. Certaines carences (Vitamine E et Selenium) provoquent des symptômes impressionnants tels que convulsions et cou tordu. Attention à la fragilité des vitamines : dès qu'elles sont à l'air libre et au soleil, elles s'oxydent et perdent toute efficacité. Prenez ce facteur en compte dans votre rythme de distribution qui sera dicté par la prescription précise de votre fournisseur (sur l'étiquette en général). Personnellement je fais 2 cures par an : comme pour le reste, au printemps et avant l'hiver. Quant aux poussins, je distribue les compléments après 1 semaine de vie et avant 3 semaines.

Les traitements préventifs à ingérer peuvent pratiquement obéir à la même logique et personnellement je les distribue les uns à la suite des autres aux mêmes époques de l'année : Anti-coccidiens / Vermifuges / Vitamines, chez moi dans le Jura en Avril/Mai et en Octobre/Novembre.

E Les vaccins et les maladies virales

Si vous vous balladez sur le Web, vous allez découvrir un tas de maladies virales horribles et incurables. Elles existent pour de vrai et peuvent anéantir un élevage complet en quelques semaines malgré tous vos efforts ou vos frais. Il se dit que la plupart de nos poules françaises sont porteurs sains de nombreux virus et c'est probablement le cas (un porteur sain ne développe pas les symptômes de la maladie, mais peut la transmettre par contagion). Quoi faire ! Les professionnels vaccinent selon un protocole précis, mais les doses sont, là aussi, vendues par 1000. Seul un poussin peut être vacciné. Certaines maladies virales sont devenues obsessionnelles sur le net au point que dès que vous avez une poule qui boite, on vous répond de façon compulsive "C'est Marek". Et ce n'est d'ailleurs pas toujours Marek, dont les symptômes sont plus impressionnants. Si une de vos poules présente des symptômes curieux, allez sur le net regardez les différentes sémiologies décrites avec une grande précision. La plupart du temps vous serez soulagé d'apprendre que votre poule n'a rien de bien grave. Enfin, rien d'aussi grave que Marek ou Newcastle pour ne vous citer que ces 2 là. La vaccination étant difficile (sauf si vous faites l'acquisition d'animaux vaccinés), vous êtes condamnè à vivre dans le danger. N'accueillez des animaux étrangers qu'avec prudence et en respectant une quarantaine prudente. Refusez tout animal ayant un comportement étrange (vacillant, ou présentant des troubles neurologiques, un cloaque sale et taché de selles pleines de sang, le nez qui coule, de la mousse au bec ou aux narines, etc...) : même si le vendeur vous assure qu'il n'a rien ! Votre préventif à vous, pauvre petit particulier n'ayant pas les moyens ou la possibilité de vacciner des adultes achetés à la foire d'à coté, consiste à prévenir le stress (le stress décompense les porteur-sains), à offrir une bonne hygiène à vos animaux, à leur éviter un confrère malade et contagieux. Le pire criminel qui rode autour de chez vous est hélas l'oiseau sauvage, souvent porteur des pires vacheries, notamment la très célèbre grippe aviaire. Il fiente où il veut, perché sur l'arbre qui est au dessus de votre poulailler ou de votre parcours et assure très bien la contagion de toute la région. Certains virus  s'aéroportent sur plus de 15 Km !!!

Plus tard, lorsque vous et moi aurons les moyens, nous vaccineront nos animaux que nous aurons reproduits nous-mêmes ! Sachez tout de même que les concours avicoles n'autorisent leur accès qu'à des animaux vaccinés et bagués légalement.

F Conclusion sur la prévention des maladies

Si vous avez de la place, un beau poulailler très accessible debout facilite le nettoyage, de jolies echelles spacieuses et des pondoirs individuels apporteront à vos chères poupoules tout le luxe dont elles rêvent, à condition de disposer d'eau frâiche, d'alimentation abondante et d'un vaste parcours en liberté, à condition d'enfermer ces dames le soir, à l'abri de tous les voleurs de poules. Des poules non stressées tombent très peu malades !

L'alimentation ne devrait pas être un problème, car si vous ne pouvez pas nourrir correctement, abstenez vous d'avoir des animaux. Le mythe du 100% restes de cuisine et 0 euro de frais est faux et archi-faux. Les restes familiaux ne constituent qu'un petit plus. Des poules bien nourries résistent mieux à toutes les attaques.

Enfin, si vous appliquez l'ensemble des préventions décrites ci-dessus, vous ne serez pas 100% sauvés, mais certainement à 80% bien soignés. Le reste constitue l'exception qui devra être traitée comme telle.

4°) Observer

 Ce qui n'est pas du soin systématique est le résultat d'une observation bi-quotidienne minutieuse : le matin à l'ouverture et le soir avant la fermeture : c'est votre minimum syndical ! Combien de poupoules ont été sauvées parce que d'abord repérées à temps !

Dès que votre poule est intégrée, vous allez apprendre à la connaître : comment elle se comporte, où dort elle, est-elle calme ou nerveuse, quelle est sa place dans la hiérarchie du poulailler et quel est son appetit... Un eleveur soigneux connait toutes ses poules jusqu'à une certaine quantité, mais l'un de mes amis maîtrise très bien les comportements de ses 95 poupoules.

A partir de là toute différence de quelques heures doit vous rendre au moins prudent. Une poule habituellement dehors, grattant toute la sainte journée et qui reste 2 jours d'affilée dans son poulailler sans trop bouger a un problème : couve-t-elle (si c'est le cas, c'est facile à vérifier), tousse-t-elle ?, a-t-elle le plumage ébouriffé ? Comment réagit-elle à un petit bout de viande ? Y-a-t-il des traces de diarrhée dans le poulailler ? etc... Quand a-t-elle reçu les derniers traitements préventifs ?

Prenez votre poule et regardez là attentivement : a-t-elle une plaie ayant généré une attaque de la part de ses congénères ? A-t-elle de la gale aux pattes ? Vérifiez qu'elle ne soit pas pleine de poux et regardez son cloaque : est-il propre ou souillé de fientes liquides ? Soupesez là : est-elle grasse ou au contraire sentez vous les os ? Est-elle énergique quand vous la prenez, ou au contraire apathique ? De quelle couleur est sa crête ? Rouge, Violacée, Palichonne ? La liste de ces différents symptômes n'est pas exhaustive, mais elle vous aidera à poser un petit diagnostic. Soyez également attentif sur une poule arrivée il y a peu ou dans un parquet ayant accueilli un nouvel individu.

Comme vous pouvez le constater, l'observation fait beaucoup, l'expérience vous aidera, mais votre meilleur ami reste votre bon sens ! Votre vétérinaire vous aidera aussi, mais les tarifs des praticiens sont souvent couteux et nous font hésiter à le déranger pour rien. En cas de suspicion de début d'Epidémie (plusieurs animaux convenablement soignés meurent les uns à la suite des autres), n'hésitez plus : votre vétérinaire a de très bons moyens de poser un diagnostic, de faire les premiers soins et surtout d'engager une démarche prophylactique (traitement préventif de la maladie suspecte, élargi à tout le cheptel). Enfin quand on les aime on ne compte pas... Ou presque pas !  

La conclusion :

Le web est peu avare d'informations, souvent complètes et justes. Par contre le niveau des forums est plus variable. N'hésites pas à faire des recherches au fur et à mesure de vos besoins, sans vous laisser intoxiquer par des informations exagérées qui sont angoissantes de façon non justifiée. La juste mesure semble être une règle correcte.

Le luxe ? Avoir un vrai bon poulailler contenant de beaux animaux sains, se reproduisant avec bonheur, est déjà un luxe ! De nombreux amateurs refusent de se donner les moyens nécessaires à la détention en bonne santé de leurs animaux. Ils ont des poules à manger ou pour les oeufs, à moins que ce ne soit pour les regarder et se moquent pas mal des conditions nécessaires pour que ce soit une affaire durable. Ceux-là se contentent de ré-acheter de nouveaus animaux lorsque les précédents sont morts. Ce n'est pas notre philosophie. Même et surtout un producteur de poules destinées à la poule au pot devrait surveiller le bien-être de ses animaux, jusque dans les détails.

SOIGNER SES POULES : LA REPRODUCTION

Lorsque nous commençons à nous passionner (parfois de façon très concrète, les oeufs ou la viande) pour les poupoules, se pose toujours à terme la question de l'achat ou de la reproduction ? Reproduire, ça a l'air gratuit et intéressant, Acheter, ça a l'air payant, mais facile. La première question à se poser avant même d'entamer une démarche de reproduction est sans doute de savoir pourquoi et comment ? Même si de nomberux "plans poussins" démarrent parce qu'une gentille poulette s'est mise à couver dans son coin quelques jolis oeufs qu'un coq de passage a rendus fertiles....

Acheter ou Reproduire ?

Une poule vaut entre 3 euros (poule de réforme, juste bonne à faire en poule au pot) et 40 euros (poule de race au standard, âgée d'environ 4 mois). Comptez sur une moyenne de 12 à 15 euros pour une honnête pondeuse âgée de 5 à 6 mois théoriques (je ne compte plus les fois où de pauvres gens viennent me voir et se sont fait rouler en achetant de jeunes poules juste bonnes à cuire). A moins que vous n'ayez un coq dans votre basse-cour, vous ne pourrez de toute façon pas avoir de poussins.

Acheter, c'est facile, rapide, sympathique (marché local, petits éleveurs, échanges agréables). Votre Poupoule, sauf incident, maladie, coup de froid, et autres misères prévisibles, va pondre pendant 3 ou 4 ans maximum, à condition que le Renard ou la Fouine ne la croque pas avant ce terme. A l'issue de ces 4 années maximum, la ponte se fait rare, mais la poule peut encore vivre très longtemps (Jusqu'à 15 ans pour certaines races, 8 années de façon assez courante) et sera à la retraite. Cette retraite pourra se terminer rapidement à la casserole si les enfants vous laissent commettre un tel crime contre l'objet de leur (légitime) affection : ils étaient là le premier jour quand tout le monde voulait caresser Poupoule....

Avec 2 poupoules vous avez assez d'oeufs pour une famille de 4 personnes, et pour 2 poupoules, faut-il reproduire ? Sauf notion bien agréable de plaisir personnel : voir les poussins éclorent, les regarder grandir, etc...

Car reproduire c'est aussi : Avoir un coq (qui chante, y compris le dimanche matin), avoir, sur un lot de 12 poussins, 6 potentiels futurs coqs, élever le tout pendant 6 mois avant d'avoir des oeufs (ou de la viande), trouver une solution pendant nos vacances éventuelles, etc...

Rreproduire, c'est aussi investir dans un peu de matériel : cages d'élevages, lampes chauffantes, incubateurs éventuels et aléas prévisibles comme par exemple un taux de fécondation et d'éclosion minable qui ne justifie plus le reste des investissements.

A contrario, la joie d'élever est immense et vous pouvez travailler à votre propre sélection (races, robes, qualités de pondeuses ou de couveuses, bonne santé, etc...).

Il est utile de se faire la réflexion avant, plutôt que de partir "à fond les gamelles" dans un projet d'élevage, même restreint, qui va dépasser nos possibilités réelles. Citons le cas d'une dame qui ne pouvait pas supporter de garder chez elles quelques "pious" agés de moins de 4 semaines en plein hiver (eh oui, on ne peut pas les priver de chauffage avant qu'ils ne soient emplumés).

Il reste la solution intermédiaire : 1 coq, quelques poules et de temps en temps une couvaison surprise avec quelques petits pious bien mignons... Mais ça ne se passe pas toujours aussi bien.

Disons le franchement : une famille qui entretient 2 poules pour les oeufs a plutôt intérêt à racheter 2 poules quand les siennes sont "finies", aucun investissement nécessaire, peu de risques, pas de coq, pas de facherie avec les voisins et pas de regret si les choses tournent mal (l'élevage comporte toujours son lot de surprises).

Reproduire : les différents modes opératoires

Il existe 2 façons de reproduire, soit par incubation naturelle (la poule couve ses oeufs), soit par incubation artificielle (avec un incubateur électrique). La poule pond de toute façon des oeufs qui ne sond féconds que si un coq "coche" la poule environ 1 à 4 semaines avant la récolte destinée à la reproduction (le temps que les oeufs fécondés arrivent au terme du processus de maturation chez la poule.

L'incubation naturelle dépend de la "volonté" de la poule à couver ses oeufs (et ceux de ses voisines), on ne peut pas contraindre une poule à couver. La couvaison reste un phénomène complexe dans son déclenchement et certaines poules ou espèces couvent, d'autres non. L'industrie a sélectionné et répandu des poules qui ne couvent pas du tout, rendant l'incubation naturelle quasi obsolète. Il faut savoir qu'une poule qui couve ne pond plus, s'alimente moins et parfois se fragilise durant les quelques 21 jours de son travail de future mère.

L'incubation naturelle demandera également des précautions complémentaires : isoler la poule qui couve à l'abri de ses consoeurs qui chercheraient à échanger les oeufs pour caser leurs nouveaux oeufs pondus et la dérangerait en toutes circonstances. Pire, à la naissance, les poules tueront éventuellement les poussins imprudents qui s'éloigneraient de leur mère. Vous pourriez donc vous trouver, tout le long de la couvaison, avec des oeufs à moitié couvés échangés et une portés qui n'arriverait jamais à son terme. Les spécialistes de la couvaison naturelle isolent la future mère et la parque par la suite avec ses petits pour la protéger.

L'incubation naturelle est sinon plutôt facile (rien à faire) et ne demande pas de moyens particuliers (Maman Poule fait tout), ce qui fait préférer ce mode opératoire à pas mal de monde à condition de ne pas vouloir faire de "sélection" ni de choisir au préalable combien de futurs poussins l'on souhaite produire. C'est LE moyen naturel de maintenir sa petite basse-cour à flot sans trop se casser la tête.

L'incubation artificielle ne dépend que de notre choix, mais aussi de nos moyens techniques (et donc financiers) : Très fiable, tout ou presque est prévisible (mais pas le sexe des poussins). Il faut (à moins de pouvoir mener une insémination artificielle) un coq pour  féconder les poules, et aussi un incubateur plus ou moins automatisé, un éclosoir, une cage d'élevage, une lampe chauffante et une surveillance accrue, ainsi qu'un parc d'isolement pour les "pious" jusqu'à un age avancé (avant ils seraient tués par les adultes).

L'incubation artificielle est fiable et permet un vrai travail de sélection sur toutes les races, elle est plus couteuse, elle reste LA solution employée par les professionnels qui ne peuvent se permettre d'attendre que les poules veuillent bien couver. Il est impensable de "faire de l'élevage" sans ces moyens modernes et surs.

Quelques données essentielles sur la reproduction de la poule

Quoi que vous fassiez, vous devez savoir que la poule est un animal ovipare (qui fait des oeufs), qu'elle pond avec ou sans coq (le mâle de la poule), mais que sans coq vos oeufs ne deviendront jamais des poussins.

Une poule qui a été "cochée" par un coq restera fertile pendant 1 à 4 semaines maximum.

Un coq n'a pas de pénis, le sperme passe de façon très mécanique, certains éleveurs allant jusqu'à oter les plumes qui entourent le cloaque de la poule et du coq sur des espèces difficiles à reproduire pour faciliter le passage du sperme.

Contrairement à ce qui se dit, un coq peut vivre avec une seule poule, sans devenir Fou. Par contre, le taux de fécondation risque de baisser au delà de 10 poules pour 1 seul coq. Les éleveurs qui souhaitent remonter ce taux augmente souvent le nombre de coqs dans leur "parquet".

Une poule perd une bonne partie de sa capacité reproductrice après l'âge de 4 ans, n'attendez donc pas le dernier moment pour reproduire vos championnes !

Enfin, si vous souhaitez élever une espèce sans croisement et que vous avez différentes races de poules et plusieurs coqs, vous devrez constituer des "parquets" ou petits espaces séparés permettant de sélectionner les poules et le coq que vous voulez reproduire ensemble.

Il existe de nombreux ouvrages ou articles sur la reproduction, il est donc inutile que nous nous perdions sur un plan technique, autant se concentrer sur les aspects pratiques (trucs et astuces) qui rendent service au petit éleveur souhaitant se faire plaisir, avec ou sans sélection.

Préparer ses reproducteurs

Nous allons partir sur la solution la plus compliquée (qui peut le plus peut le moins), c'est à dire la reproduction choisie et calculée de vos meilleurs sujets en race pure !

1°) Sélectionnez vos reproducteurs

  • Ils ne sont jamais ou rarement malades, bon pied et bon oeil !
  • Ils obéissent au standard de la race et ne présentent pas de défauts (robe, démarche, comportement, caractère, etc..)
  • Ils ne sont pas archi consanguins (frères et soeurs depuis 12 générations...), vous avez donc trouvé votre coq et vos poupoules dans des élevages différents.
  • Ils sont régulièrement traités contre la coccidiose et vermifugés

2°) Préparez le terrain

  • Soyez abondant dans leur alimentation (qualité et quantité, 21% de protéines environ)
  • Offrez leur des conditions de vie adéquates : poulailler propre, parc assez vaste, absence de stress
  • Choisissez une saison ni trop chaude ni trop froide (les poules pondent mal dans ces conditions) de façon à pouvoir recueillir assez d'oeufs dans un délai assez court (7 jours environ)

3°) Préparez votre matériel

  • Faites fonctionner votre incubateur AVANT, histoire de vérifier que tous les paramètres sont au vert (hygrométrie, température)
  • Vérifiez que vous avez TOUT le matériel, y compris celui dont vous n'avez pas besoin immédiatement (nous referons le point sur le matériel)
  • Montez votre cage d'élevage et placez là à l'endroit où elle est censée rester en place
  • Réfléchissez dès maintenant au mini parquet où les petits vont pouvoir grandir doucement à l'abri des adultes : Où, quelles protections, etc...

Si tout est en place et que votre coq séjourne déjà avec vos reproductrices, vous allez pouvoir passer à la phase 2 : la collecte des oeufs.

Savoir quel matériel acheter ou quoi "bricoler"

Il vous faut (sauf incubation naturelle)

  • 1 incubateur
  • 1 lampe mire-oeuf
  • 1 éclosoir (à moins que l'incubateur fasse éclosoir)
  • 1 cage d'élevage protégée des courant-d'airs
  • 1 lampe infra-rouge (ou mieux, voir propositions commerciales) ou une plaque chauffante
  • 1 distributeur alimentaire poussins et 1 distributeur d'eau poussins

L'incubateur (pour couver les oeufs) :

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Le commerce propose des incubateurs non automatiques à complètement automatisés (chers), pour de petits ou gros volumes. Choisissez la solution la plus opportune en rapport avec votre portefeuille et votre capacité à gérer vous-même une incubation.

L'incubation obéit à des règles très strictes de

  • A retournement des oeufs
  • B Température
  • C Hygrométrie

Vous devez savoir ce que vous êtes disposés à faire vous-même : retourner les oeufs 2 fois par jour au minimum, mettre de l'eau, ni  trop ni trop peu (achat d'un hygromètre) et contrôler la température en ajustant les paramètres de chauffage. Attention aux incubateurs chers qui ne font rien (ils sont nombreux), des maisons sérieuses proposent des produits performants et garantis. Dans le temps, on faisait parfois couver des oeufs dans le lit des enfants, à "l'arrache", c'était mieux que rien.

La lampe mire-oeuf (pour la sélection des oeufs)

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C''est en général peu onéreux et très pratique, la lampe mire-oeuf est un petit système de lampe et de miroirs ou loupes qui permet de bien surveiller le développement de l'embryon et de jeter les oeufs morts ou félés, fendus, abimés. Pour quelques euros vous pourrez rapidement trier vos oeufs dans l'incubateur ou même virer les "félés" avant l'incubation (les petites félures ne se voient pas à l'oeil nu). Une lampe mire oeuf peut aussi être bricolée par vos soins avec une petite lampe de poche et quelques bouts de cartons... Elle n'est pas obligatoire.

L'éclosoir (pour la naissance des poussins)

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Un éclosoir est un endroit chaud et (très) humide dans lequel les oeufs qui arrivent au terme de l'incubation sont placés dans l'attente de l'éclosion. A défaut d'investir dans un éclosoir, vous pouvez modifier les paramètres de votre incubateur pendant les dernières 48 heures pour qu'il fasse éclosoir.

La cage d'élevage (pour élever les poussins pendant les 30 premiers jours)

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 Absolument indispensable ! Vos poussins sont très fragiles à la naissance et ils doivent vivre à une température élevée, sans courant d'air, protégés du stress. Le commerce propose de nombreux modèles tout faits que vous pouvez copier vous-même. A la belle saison, un vulgaire clapier suffit, garnissez le de copeaux et ajoutez lui une lampe chauffante. Néanmoins le matériel semi-profesionnel vous donnera de meilleurs résultats (mortalité moindre, travail réduit). Le web et ses forums propose de nombreuses solutions bricolées. Sont-elles moins chères ? Ce n'est pas certain ! L'élevage en cage "pro" sur des grilles (sans substrat) est parfait sur bien des points (hygiène, sécurité). Dans le temps, on s'y retrouve.

La lampe chauffante (pour chauffer les poussins)

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Souvent Infra-Rouge, 175 watts, mais il existe des modèles qui ne produisent aucune lumière (et permettent aux poussins de ne pas être éclairés la nuit). Par expérience, les lampes simples sont souvent suffisantes. Elles sont livrées avec une chaine qui permet de les "remonter" à mesure que les poussins grandissent et nécessitent moins de chaleur. Les plaques chauffantes représentent une alternative souvent couteuse et pas très facile à gérer (sale par dessus le marché quand les poussins marchent dessus). Un poussin non chauffé est un poussin mort - Vous ne pouvez pas économiser le chauffage. Dans la nature, la poule garde ses petits sous son aile pendant longtemps.

Les distributeurs d'eau et d'alimentation pour poussins

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A défaut de budget, de petites soucoupes feront l'affaire, mais c'est un achat peu onéreux et très important pour la sécurité de vos petits protégés. L'alimentation doit être saine, disponible à volonté, à hauteur de leurs petits becs. L'eau obéit aux mêmes paramètres, mais en plus il vous faut éviter la noyade (les tasses à café par exemple sont trop hautes et trop profondes). Du mauvais matériel vous obligera à changer ou renouveler l'eau plusieurs fois par jour, et vous pourrez difficilement y ajouter d'éventuels traitements.

Le budget : Une question clef !

On a pas envie de payer un max pour 1 pauvre portée par an (ne faut-il pas opter pour l'incubation sous la poule ?), mais il est certain que du mauvais matériel vous donnera de mauvais résultats. Personnellement nous avons commencé avec des incubateurs semi-automatiques, des cages d'élevages et des lampes infra-rouges. Dès la seconde saison nous avons acheté le reste pour arrêter de galerer. Le gain de temps et de poussins viables est tel que nous avons jugé que ça valait le coup ! Comptez tout de même quelques centaines d'euros en matériel neuf. Bien moins d'occasion, mais faites attention à l'incubateur qui doit vraiment bien fonctionner.

Sachez tout de même que 1°C d'erreur sur la température et 3% d'erreur sur l'hygrométrie vont réduire de moitié ou de 75 % vos espoirs.... Quant aux poussins, une erreur de stratégie peut compromettre la survie de toute une portée.

La revente de beaux petits permet souvent, si vous avez fait les choses correctement, de payer vos investissements.

Sur 2 ou 3 années, vos efforts sont en général récompensés par une vraie réussite qui est égale à une vraie rentabilité. N'hésitez pas à faire le tour des fournisseurs de matériel avicole : les prix sont très variables et j'ai vu, il y a peu, une différence de 95 à 260 euros sur le même article (un petit poulailler bois). Par contre les prix sont parfois assez bas pour que ça ne soit vraiment pas la peine de chercher à le faire soi-même !

Le matériel futur ?

On y pense pas tout de suite, mais vos poussins vont finir par regagner l'extérieur. Les adultes risquant de les tuer, il vous faut un endroit abriter des prédateurs (renard, fouine, mais aussi oiseaux et rats), du froid et de tous les risques prévisibles (fuite par les petits trous). Un mini-poulailler très sécurisé... Pensez-y ! A défaut de moyens spécifiques, un vieux boxe avec dalle ciment (à cause des rats), un clapier ou plusieurs clapiers, un poulailler bricolé maison et entouré de grillage très fin dans une grange cimentée, une volière (protégée par le dessus à cause des oiseaux), etc...

Avec un peu de grillage fin et quelques vieilles palettes on fait des miracles, mais il faut un peu d'huile de coude à défaut de quoi vous risquez de voir votre portée de pious disparaitre dans le ventre des corbeaux.

Comment je fais pour reproduire

A présent la partie la plus passionnante, comment passer à l'action !

Je suis prêt, mes poupoules aussi ! Le matériel est en place. Les poules pondent depuis quelques jours et le coq leur tient compagnie depuis plus de 3 semaines.

1°) La récolte des oeufs

Les oeufs restent bons à couver pendant 7 à 10 jours maximum après leur ponte. Par sécurité nous ne les conservons que 7 jours. Pendant 1 semaine donc, nous récoltont soigneusement les oeufs, 2 fois par jour, afin d'éviter qu'ils soient sales, abimés, oubliés.

Une fois stockés à température ambiante (18 à 21°C), les oeufs doivent être retournés manuellement 2 fois par jour afin d'éviter que leur structure interne ne soit dégradée. Dans la nature la poupoule les retourne naturellement en jouant de la patte ! Vous pouvez donc grouper vos oeufs à incuber par période d'une semaine.

Vous pouvez les marquer avec un feutre non toxique (alimentaire et enfants) : race, date de ponte, poule choisie, coq sélectionné, etc...

Une salle d'incubation trop chaude risque de générer une sorte de pré-incubation nocive. Mieux vaut un peu de fraicheur.

Eliminez de façon drastique les oeufs très sales ou abimés (fendus) : ils vont se détèriorer et contaminer les autres.

Le lavage des oeufs est contestable car il abime la pellicule de protection naturelle. Il existe des sprays de désinfection qui sont un bon compromis entre l'hygiènisme excessif et l'absence de précautions. Des poules malsaines vont transmettre des germes aux oeufs. Les germes peuvent séjourner sur les coquilles et se transmettre aux poussins lors de l'éclosion. Les poussins se contaminent entre eux et la portée meurt dans des conditions suspectes. Votre matériel d'incubation et/ou d'éclosion doit donc être propre et désinfecté entre 2 tournées.

2°) L'incubation

L'incubation se fait à :

  • 37,5°C ou 38°C dans un incubateur sans circulation d'air
  • 42% d'hygrométrie (humidité) - Parfois conseillée entre 40 (limite basse) et 45% (c'est trop à notre avis)
  • Avec plusieurs retournements de l'oeuf chaque jour

Chacun de ces paramètres est VITAL.

Une panne de votre incubateur pendant 2 ou 3 heures ne compromet pas la naissance. Au delà, c'est très aléatoire.

L'incubation dure 21 jours (20 à 22 jours de façon exceptionnelle), moins ou plus quelques heures.

  • Mais au bout de 7 jours, nous vous conseillons de vérifier si vos oeufs sont bien fécondés : si ils sont parfaitement clairs, jetez les.
  • Au bout de 14 jours vous pouvez faire une seconde vérification, un embryon vivant est bien visible et irrigué par une multitude de petits vaisseaux sanguins bien nets.
  • Au bout de 19 jours, vos oeufs rentrent en phase d'éclosion, une dernière vérification à la lampe mire-oeuf vous permettra d'éliminer les embryons morts et de placer les bons oeufs dans l'éclosoir.

Quelques notes vous permettront de suivre vos statistiques personnelles : taux de fécondation, % de réussite, poussins vivants à 30 jours, etc..., le tout par race et même par coq ou poule.

3°) L'éclosion

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A partir du 19ième jour et jusqu'à l'éclosion, vous  devez reparamétrer l'hygrométrie et le retournement :

  • 85% d'hygrométrie afin de faciliter la brisure de la coquille
  • Plus aucun retournement (la structure interne de l'oeuf/embryon est stable)

Certains pious vont éclore vite et bien, alors que d'autres viennent au monde faibles et moins déterminés. Les plus fragiles ne pourront pas briser leur coquille et mourront dans l'oeuf. Les pros de la sélection déconseillent d'aider à l'éclosion des plus faibles, car ils ne seraient pas destinés à survivre. Au jour d'aujourd'hui je ne me prononce pas, mais je ne peux pas les laisser mourir. Peut-être avons nous tort ?

Les pious naissent autonomes. Ils pourront s'alimenter seuls dans les 24 heures qui suivent l'éclosion. Mais à la naissance ils sont fragiles et mouillés, laissez les au chaud dans l'éclosoir pendant le temps nécessaire (24 heures maxi) pour qu'ils soient secs, vifs, debouts, éveillés. Ils recevront le qualificatif de "démarrés" lorsqu'ils auront pris le coup de manger et boire (2 jours environ). Les pious bénéficient, grâce à l'oeuf, d'une réserve énergétique suffisante pour affronter cette période de fragilité.

Aider à Eclore ?

Si, Vraiment, vous voulez aider un pauvre malheureux, faites le le moins mal possible :

  • Attendez d'être certain qu'il ne se débrouille pas
  • Otez un petit bout de coquille et attendez encore un peu, cela va peut-être suffire
  • Si c'est insuffisant, continez d'éplucher prudemment votre oeuf, le poussin est vivant, remuant, formé, sans saignement aucun
  • A 90% du processus, reposez le petit Caliméro dans l'éclosoir en prenant soin d'écarter les derniers morceaux, mais sans rien devoir arracher
  • Attendez qu'il sèche et se "bouge"
  • S'il ne bouge pas et se laisse mourir alors pas de regret, il ne pouvait pas mieux faire et vous non plus
  • Enfin : ne faites pas ce type de geste de façon prématurée. La moindre erreur le tuera.

Le pour : J'ai sauvé de nombreux poussins faiblards qui sont devenus de beaux adultes. Faut-il laisser mourir les petits mous de l'éclosion ou non ? Le contre, ce n'est vraiment pas naturel.

Vous voilà à présent à la tête d'une portée de Pious qui, au bout de 2 jours environ, mangent et boivent et pioutent... C'est absolument craquant et cela vaut tous les efforts. Vous pouvez passer en phase d'élevage !

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L'élevage des poussins : une vraie récompense

Quelques chiffres pour "s'étalonner"

L'eclosion s'est bien déroulée et vous devriez avoir, statistiquement, environ 75% de réussite par rapport aux oeufs fécondés. Si vous êtes, à plusieurs reprises en dessous des 50%, c'est que l'un des paramètres n'est pas bon (hygrométrie, température, hygiène, retournement). Si vos oeufs ne sont pas fécondés, vérifiez que votre coq est OK et qu'il n'a pas trop de poupoules à satisfaire. Si vos jeunes sujets sont "tordus" ou "bizarres" ou meurent trop, vérifiez tous les paramètres et aussi celui de la consanguinité qui fait des ravages.

La mortalité chez les jeunes ne devrait pas excéder les 5% toutes causes confondues.

Si vous êtes, tout comme nous, un amateur, vous avez des "portées" petites (une douzaine à la fois peut-être) que vous allez pouvoir gérer dans le calme. Les industriels en gèrent des milliers avec des conditions très différentes et non comparables ! 

Les conditions matérielles :

A l'espace nécessaire

Personnellement, une cage d'élevage standard = environ 12 poussins élevés maximum pendant 30 jours (on peut en "mettre" bien plus quand ils ont 1 à 10 jours, mais à mesure qu'ils grossissent, il leur faut plus d'espace). Une cage d'élevage prend peu de place e,t bien tenue,, elle peut rester dans un intérieur pendant 1 mois sans vous gacher la vie.

Au delà de 30 jours, vous devrez caser les petits pious dans un espace plus vaste avec des conditions différentes (micro-poulailler), mais encore bien à l'abri de tous les prédateurs et des adultes, mais aussi du froid ou du chaud, du vent et de la pluie.

B Préparation du matériel

Lorsque les oeufs partent dans l'éclosoir, soir 48 heures avant la naissance, vous devez absolument avoir vérifié que tout est prêt : cage d'élevage, alimentation, distributeurs d'eau et de miettes (avez vous les bonnes miettes), lampe chauffante, et que tout fonctionne bien.

quelques heures avant la naissance, préparez tout et mettez en route la lampe chauffante afin que l'espace soit douillet et bien chaud

C Les ultimes achats : aliments et divers

Vous devez avoir prévu des aliments pour poussins : des "miettes", mélanges de céréales, minéraux et vitamines, le tout bien protéiné pour la croissance. Nous vous conseillons les mélanges tous faits, ils sont en général bons. Si vous voulez faire un repas maison, évitez les miettes de pain, le lait et autres denrées familiales. Fabriquez une farine (avec un moulin) de :

  • 20% de tourteau de Soja (les protéines)
  • 30% de Maïs
  • 30% de blé
  • 20 % d'orge

Ce mélange n'est pas le seul qui fonctionne, c'est une simple proposition que nous avons testée sans problème. Mais il n'y a ni complément minéral, ni vitamines.

  • Achetez des vitamines buvables
  • Prévoyez des anti-coccidiens (chez le vétérinaire) par précaution
  • Avez vous une lampe chauffante de rechange ? (le refroidissement est fatal chez les pious)

D La naissance

Laissez vos petits pious sécher dans l'éclosoir et lorsqu'ils vous semblent "drus" et secs, sortez les avec précautions et sans qu'ils prennent froid pour les placer dans leur cage d'élevage bien au chaud. La température doit être d'environ 37°C, les pious pourront vivre à 20°C dans 30 jours environ.

Les pious vont mettre 24 heures à "démarrer" leur alimentation. Ne vous affolez pas s'ils dorment la tête à terre, ce sont de vrais bébés ! Ils s'éveilleront progressivement et deviendront vifs à mesure qu'ils vont grandir.

L'éclosion

L'éclosion démarre après 21 jours d'incubation. Mais ce n'est pas aussi précis.

  • Ce peut être 20 jours et quelques heures
  • A 22 jours moins quelques heures
  • ou 12 pious sur presque 48 heures....
  • De quoi s'impatienter !

Ce qui n'est pas éclos après 48 heures est certainement mort, vérifiez que vous n'avez pas fait d'erreur grâce à votre lampe mire-oeuf.

Lorsque une éclosion démarre, je regarde le résultat toutes les 2 à 4 heures environ et je surveille le "sèchage" des petits. J'évite de mélanger les éclosions à des dates différentes dans la même cage d'élevage car ils n'ont pas les mêmes besoins et les plus grands embêtent (ou abiment) les plus petits, même à quelques jours d'écart. Je règle la mise en incubation des oeufs pour avoir donc des groupes de naissances de 12 sujets maximum à la fois.

Le règlage de la température dans le temps

Vos petits pious viennent au monde à 37,5°C et, très progressivement, ils seront capables de supporter une température normale, puis extérieure. Il faut le dire et le redire : une température insuffisante stoppe le métabolisme (ou le ralentit fortement). Lampes chauffantes et cages du commerce sont structurées pour créer une ambiance parfaite. A défaut, placez votre lampe au-dessus des pious (20 cm environ) et postez vous en observation :

  • Sont-ils dessous (c'est que la temprature est bonne)
  • Sont-ils dessous et frileusement entassés (c'est que la température est trop fraîche)
  • Sont-ils toujours éloignés (c'est que la température est trop chaude)

Ce mode d'observation vaut pour tous les règlages de température.

Votre lampe chauffante est munie d'une chaîne qui permet de la descendre ou de la remonter pour régler la chaleur sur les pious.

Les pious supportent une baisse de température d'environ 6°C par semaine. Ici, nous ne nous tracassons plus à bouger les lampes ! Les poussins bougent d'eux-même lorsqu'ils ont assez de place et nous positionnons les distributeurs d'aliment et d'eau à mi-distance, de cette façon et sur 4 semaines environ, ils se distancient de la lampe. Au bout de 3 semaine, nous commençons à éteindre la lampe de nuit, puis nuit et jour. A 30 ou 35 jours, ils sont heureux à température ambiante.

Chaque baisse de température va déclencher un réflexe de frilosité et de regroupement des pious. C'est normal, mais tout doit rentrer dans l'ordre après quelques heures (jusqu'à 24 heures) après la modification. Si les pious restent groupés et ne mangent plus au-delà de quelques heures, c'est que la baisse de température a été trop brutale !

N'oubliez pas que ces données valent pour des particuliers travaillant dans des conditions simples, sobres et des petites  "quantités" !

L'eau et l'alimentation

Autre secteur crucial : Boisson et Alimentation !

1°) L'eau doit être propre, abondante, changée chaque jour (elle est très vite souillée et donc dangereuse) et à disposition dans un récipient qui ne risque pas de provoquer de noyade.

En effet, les petits pious "piquent du nez" parfois sans précaution et peuvent se noyer le "bec dans l'eau". Il importe donc, à défaut d'avoir pu se procurer un abreuvoir spécifique, de placer des petits abreuvoirs bas (peu profonds).

Par ailleurs, l'eau est souillée par les fientes et devient, chaleur oblige, un véritable bouillon de culture si nous ne la changeons pas régulièrement. Des abreuvoirs automatiques pour les plus grands sont souvent plus à l'abri de ces fameuses fientes. Les systèmes délevage avec abreuvoirs automatiques ne sont pas couteux, surtout si l'on calcule le temps gagné chaque jour en remplissage et nettoyage.

L'avantage de l'abreuvoir individuel réside aussi dans la facilité de doser vitamines et médicaments éventuels (1 abreuvoir = 1 litre, le plus souvent)

2°) La réserve alimentaire doit être toujours abondante et propre (idem l'eau), bien que la contamination soit moins flagrante que dans l'eau.

Les distributeurs sont hautement pratiques, mais une petite soucoupe de dépannage marche aussi, à condition de la remplir toujours à temps.

L'évolution des petits pious dans le temps

Des pros nous apporteront peut être quelques infos, mais voici comment nous pratiquons avec nos modestes conditions familiales :

       A De 0 à 2 jours : période de démarrage

Nous ne touchons à rien et les petits sont dans une pièce à l'abri du stress, du bruit et des dérangements. Ils ont à manger et à boire, mais ils consomment peu et dorment beaucoup.

       B De 2 à 7 jours : période d'acclimatation

Les petits s'éveillent et leur métabolisme est plus actif, la lampe chauffante est au plus bas (37 à 38°C en dessous). Dans ces conditions ils mangent bien et bougent, ils pioutent volontier et s'écroulent en dormant dans la journée. Un Piou qui ne bouge pas ou très peu, malgré une sollicitation éventuelle (de vérification) doit être surveillé (nous ferons par la suite un autre article sur les soins aux pious). Une bonne technique pour distinguer un piou malade d'un piou un peu dormeur consiste (pas de façon trop fréquente) à le solliciter d'un petit geste vers lui : s'il est "normal", il va vite s'éveiller et réagir à ce micro-stress.

       De 8 à 30 jours : Le rodage

Les petits pious mangent de plus en plus et salissent bien leur eau tous les jours : ils vous donnent de plus en plus de travail et c'est bien ainsi. Tout petit qui reste dans son coin, manque n'énergie et répond peu à la solicitation est probablement malade.

Votre travail est à présent d'être VIGILANT, la vigilance est une des plus importantes qualités de l'éleveur : votre réactivité face à un petit (ou un adulte) qui tombe malade va conditionner la guérison potentielle; plus vous êtes réactif et plus vous avez de chances de guérir votre protégé (et de prévenir une éventuelle contagion chez les autres).

Tous les 7 jours vous pouvez baisser la température ou, si votre cage est assez grande, éloigner eau et alimentation de la lampe en observant bien le comportement des pious : s'ils mangent et boivent normalement après quelques heures d'adaptation, c'est que votre baisse de température est OK, si, après 24 heures ils sont toujours groupés et peu actifs, c'est qu'ils ont froid : revenuez à la température antérieure et recommencez dans quelques jours avec un écart plus faible

 

       D 30 jours à 14 semaines : l'éducation

Votre portée a 1 mois et se porte bien, il est temps pour elle d'aller voir dehors si vous y êtes (surtout qu'ils commencent à "sentir" un peu plus fort). Mais ils ne sont pas aptes à vivre par moins 10°C en plein air. A 30 jours, les petits pious sont assez emplumés pour supporter une température ambiante de 15 à 20°C et même moins s'ils ont une plaque chauffante pour se réchauffer de temps en temps. La plaque chauffante (vendue chez tous les fournisseurs de matériel avicole) est l'accessoire clef de l'éleveur d'hiver ! Elle crée un espace douillet à une température agréable, se branche facilement et partout, y compris dans un petit poulailler. J'ai élevé des petits pious à 40 jours et -10°C avec une plaque... Sans un seul problème.

L'alimentation est toujours composée de miettes et l'eau doit être abondante. Après avoir expérimenté bien des solutions, il s'est avéré qu'il était plus rapide, plus rentable, mieux à tous points de vue, de BIEN nourrir les petits : ils grandissent plus vite et en pleine forme. Les économies alimentaires qualitatives ou quantitatives ne payent pas. La seule solution économique consiste à acheter en  gros et faire ses miettes soi-même.

A partir de 30 ou 40 jours, vos petits vont développer de vrais comportements de petits poulets : les jeunes mâles ne vont pas  tarder à se provoquer et les poulettes se font la compétition pour la nourriture.

Ils vont également retrouver une certaine distance avec vous et ne se laisseront plus attraper aussi facilement. Surveillez et ne cherchez pas à être tout le temps en train de les toucher, ce serait stressant pour eux.

A l'extérieur, les petits ne doivent pas être en contact avec les anciens, ces derniers les tueraient probablement. Attention aussi à tous les prédateurs (prévoyez un dessus et dessous de poulailler étanche) : oiseaux, rats, puis Fouine et Renard. Les Buses et les Corbeaux peuvent être redoutables pour les jeunes.

A l'extérieur, d'autres maladies peuvent se déclarer. Un petit malade doit être soigné et isolé (retour à la cage d'élevage, chaleur et douceur), les autres vont souvent devoir recevoir un traitement de précaution si la maladie en question est contagieuse.

La fin de la croissance : de 14 à 18 semaine

  Entre 14 et 18 semaines, les professionnels vendent les produits. Vos pious sont de jolies poulettes ou coquelets. Vous pourrez les réintégrer avec précautions chez les adultes en surveillant :

  • Que les coqs ne se blessent pas
  • QUe les poules ne s'acharnent pas sur une plus petite

Ils peuvent à présent manger comme tout le monde, et sont à peine plus petits que les adultes. Les femelles ne pondent pas encore.

C'est le moment de prendre les bonnes décisions :

  • Vendre
  • Echanger (aller chercher de nouvelles souches pour éviter la consanguinité)
  • Garder pour soi quelques sujets qui nous plaisent, sans dépasser nos capacités d'accueil
  • Mettre une  bague clipée ou à spirale pour distinguer les uns des autres
  • Partager avec d'autres les recettes, trucs et astuces découverts...

Fin de l'élevage, mais il nous reste 2 sujets complémentaires à traiter :

Les Maladies et autres soucis

La légalité de l'élevage

I LES MALADIES CHEZ LES POUSSINS - LA PREVENTION

Ou plutôt la prévention avant les traitements :

Vous ne pouvez que très difficilement prévoir les maladies virales autrement que par les vaccins qui ne sont vendus que par 1000 doses (souvent aux alentours de 25 euros les 1000 doses), en sachant qu'un protocole de vaccination ne vaut rien s'il n'est pas entièrement suivi et que pour les quelques maladies virales concernées, c'est environ 6 à 8 traitements.

Des informations très complètes sont à dénicher sur internet concernant les maladies virales aviaires. Il est assez inutile que nous nous y mettions, n'étant pas des spécialistes.

Notre première prévention, que ce soit pour des poussins ou des adultes consiste à isoler tout animal qui présente un symptôme particulier, de ne pas accueillir dans votre poulailler des animaux que vous ne connaissez pas sans les avoir d'abord placés en quanrantaine, de ne pas mettre de petits (plus fragiles) avec des adultes de façon brutale : le stress et les différences d'adaptation mettraient les petits en danger à cause de germes ou de parasites auxquels ils ne sont pas "habitués" (ou immunisés si vous préférez).

Les pathologies les plus courantes chez les poussins sont :

1°) Les coccidioses et autres parasitoses internes

2°) Les infections digestives et intestinales

3°) Les infections respiratoires

Prévenir, c'est d'abord avoir des animaux sains, entretenus proprement dans un espace raisonnable, à bonne  température (le froid fragilise les poussins), et disposant d'un régime alimentaire stable, complet, qui ne varie pas brutalement, en évitant le stress aux petits, et en renforçant leurs défenses immunitaires avec un complément vitaminé (Une semaine de traitement dans l'eau de boisson, l'eau étant changée tous les jours) à l'âge de 2 à 4 semaines.

Ce type de prévention va vous éviter certainement plus de 80 % des soucis.

Prévenir, c'est avoir des reproducteurs sains et des oeufs propres, car ils sont les premiers porteurs des germes parentaux.

La coccidiose :

Enfin, il faut faire un petit chapitre spécial pour cette parasitose interne bien spécifique : la coccidiose ! La coccidiose est une parasitose interne présente dans les basse-cour et chez de nombreux animaux de la ferme (chacun ayant un peu sa propre coccidiose). Les larves sont évacuées par les fientes et savent survivre plus de 12 mois dans le sol, malgré les traitements désinfectants éventuels.  La coccidiose agresse les intestins et provoque des diarrhées, parfois sanguinolentes et mortelles. Nous la repérons à cause de diarrhées de couleur souvent caramel, associées à un comportement un peu apathique, puis à un ralentissement de l'alimentation. La coccidose se traite en général très bien, mais un bon "Préventif" évite la plupart des développements pathologiques. Répandue partout et très difficile à éviter, la coccidiose est représentée par 8 souches différentes en Europe. Il existe, pour les professionnels également, une sorte de "vaccin" (les 5 à 8 souches de parasites sont distribuées, mais neutralisées) ; là aussi, il est difficile d'exécuter cette prophilaxie chez les amateurs à cause d'un protocole complexe et vendu par 1000 doses. Par contre, nos braves poulettes savent vivre avec un "taux" de coccidiens raisonnable dans leur système digestif , à condition de les aider à s'équilibrer dans le temps.

Nos poupoules de ferme sont aussi touchées, et il n'est pas rare de voir arriver des propriétaires de basse-cour, désolés, car leurs poules sont mystérieusement mortes....de diarrhées... en quelques jours. Plus aucune race de poule ne peut prétendre échapper à la coccidiose.

En préventif, Vous devrez associer :

  • Une hygiène convenable
  • 2 traitements par an chez les adultes
  • 1 traitement systématique des poussins entre 2 et 4 semaine

Les produits de traitements sont en général vendus chez votre vétérinaire. Il existe des aliments dits coccidiostatiques, mais nous vous recommandons vraiment de traiter vos animaux. Cette politique de traitement des poussins nous a permis de vraiment optimiser nos résultats. 

Sachez que, à moins de disposer de conditions miraculeuses (salle d'élevage très isolée, changement de vos propres vêtements et lavage/Désinfection des mains systématique), vous êtes vous-même le vecteur de la contamination ! Ce qui n'est pas admissible dans un élevage industriel, mais inévitable dans votre petit élevage familial.

Les autres préventifs

D'autres pathologies courantes (le plus souvent respiratoires ou digestives) peuvent "débarquer" chez les poussins, respiratoires, ils toussent, mouchent et doivent impérativement être placés au chaud, en préventif le respiratoire consiste à éviter les courants d'air et le froid. Le digestif se traduit par des diarrhées, mais aussi dela constipation ou l'arrêt pur et simple de l'alimentation. Le préventif consiste à éviter le stress et les changements alimentaires. Ils ne sont pas non plus en âge d'éliminer les déchets alimentaires de la famille.

Pour résumer, le préventif consiste surtout à éviter tout changement brutal et toute forme de stress.

II LES MALADIES CHEZ LES POUSSINS : LE TRAITEMENT

Les symptômes :

Tout ralentissement physiologique, tout ralentissement ou arrêt de l'alimentation, tout poussin qui s'isole et devient apathique doit être pour vous une sonnette d'alarme. A partir du moment où quelque chose ne va pas, ça ne s'arrangera pas tout seul et le malade isolé peut se transformer en 12 malades dans la foulée et de nombreux morts de façon assez rapide (24 à 48 heures).

Vérifiez donc les points suivants :

  • Vos poussins toussent-ils ou ont ils de la mousse qui sort de la bouche ou des narines ?
  • Ont-ils les fesses (le cloaque) bouchées par un gros groupe de fientes sèches et dures ?
  • Trouvez vous des diarrhées et de quelle couleur au sol ?
  • Présentent-ils des atteintes neurologiques (pattes écartées en grand écart, tête renversée, mouvements anarchiques) ?

Quoi faire ?

  • Isoler et réchauffer le malade, surveiller le reste de la portée
  • Noter les symptômes et appeler le vétérinaire, ou aller le voir avec les symptomes précis si il vous connait bien
  • Enclenchez mes mesures anti-contagion : gants latex, et vêtements propres 
  • Pour le cloaque bouché, il s'agit d'une diarrhée qui sèche et peut tuer votre poussin par occlusion, il faut donc le déboucher avec soin et sans blesser le cloaque.

 III LES MALADIES CHEZ LES POUSSINS : LE TRAITEMENT (suite)

 Si ce n'est pas encore fait, procédez de suite au traitement de la coccidiose au moindre signe de diarrhée (ou de cloaque bouché)

  • Pour tout autre symptôme, notez soigneusement les faits et demandez à votre vétérinaire conseils et traitement
  • Il reste une dernière catégorie de symptômes : les problèmes neurologiques, convulsions, et autres handicaps physiques non dus à une cause mécanique
  • Enfin la dernière catégorie : les problèmes dus à une cause mécanique : patte coincée et entorse, articulation abimée, etc....

 I Les maladies infectieuses (digestives ou respiratoires)

Elles vont probablement nécessiter un traitement antibiotique pour tout le monde (elles sont en général très contagieuses), mais seul le vétérinaire a le droit de vous donner ce type de prescriptions.

Là aussi, mettez les petits au chaud et nhésitez pas à nettoyer les narines, réhydrater à la pipette, etc.. L'aide la plus petite peut aider un sujet lutteur à s'en tirer.

 II Les maladies virales

Elles surviennent souvent à un âge plus avancé et il n'y a pas grand chose à faire. Contrairement à ce que l'on trouve souvent sur les forums, une simple boiterie n'est pas forcément la maladie de Marek et si vous craignez une affection grave, consultez soigneusement la liste des symptômes : vous allez probablement vous apercevoir que ce n'est pas ça.

En cas de maladie virale détectée (semiologie précise et confirmée), vous devrez probablement vous séparer des sujets atteints qui, dans le meilleur des cas, deviendront des porteurs sains susceptibles d'infecter les autres sujets. Ils peuvent avoir attraper le virus par simple transmission en provenance d'oiseaux sauvages qui ont "déposé" une fiente dans votre parc (puis, à votre insu, vous en avez été le vecteur).

III Les pathologies neurologiques ou les handicaps

La plupart du temps intraitables, souvent dues à de la consanguinité (une vraie maladie chez les éleveurs qui ne cherchent pas à renouveler leurs souches). Vous avez alors une souche qui reproduit bizarrement souvent les mêmes symptômes, comme une fragilité des cervicales par exemple. Le handicap est triste, et sauver un petit handicapé n'est pas toujours positif, il finit souvent par devenir le souffre-douleur de la basse-cour et par mourir affaibli ou noyé ! Il est indispensable de comprendre quel est le croisement qui peut provoquer ce type de problème récurrent afin d'y mettre un terme en ne reproduisant plus les parents ensembles. Si le handicap est exceptionnel, mettez le sur le compte de la faute à "pas de chance".

Ce sujet mériterait sans doute une plus longue approche (distinguer les vrais soucis d'ordre neurologiques, d'autres handicaps), mais dans notre cas il s'agit plutôt de savoir prendre de bonnes décisions vis à vis de difficultés quasi insoignables. Certaines pathologies, telles que : convulsions avec tête retournée et sujet à terre, souvent déséquilibré, sont parfois mises sur le compte d'une carence en vitamine E + Selenium et "passent" avec une complémentation. C'est tout de même à se demander comment une telle carence peut se mettre en place chez des sujets nourris et traités avec soin ? Bien que nous manquions d'études sérieuses à ce sujet, nous avons quelques doutes sur l'origine véritable de cette carence : l'organisme a-t-il une raison particulière de ne plus pouvoir synthétiser/conserver certains nutriments/vitamines/oligo-éléments ? Consanguinité ? Affaiblissement de la souche ? Nous ne faisons pas reproduire de tels sujets.

IV Les handicaps accidentels 

Il arrive qu'un petit piou soit accidenté : patte coincée dans une grille par exemple, entorse, pattes écartées et n'arrivant plus à se redresser.... Certains handicaps ne pourront être soignés, d'autres si. Nous tentons souvent avec succès de restaurer l'équilibre d'une entorse en attachant les 2 petites pattes avec un morceau de laine, de façon à ce que la situation ne se dégrade pas avec un handicap définitif !

Pour être précis, lorsque une petite patte a subi un traumatisme, si cela nous semble possible, nous l'attachons à 2 niveaux, en dessous et au dessus de l'articulation (attachée à l'autre petite patte), afin de la maintenir dans une position correcte qui, avec le temps, va lui permettre de retrouver son intégrité.

2 pattes écartées accidentellement ne vont pas se remettre toutes seules et peuvent finir par condamner le petit piou. Il va de soi qu'aucun éleveur professionnel ne peut se permettre se genre de stratégie qui va nécessiter une surveillance intense (règlage du serrage de la laine, surveillance du comportement du petit, etc...).

Nous vous recommandons de ne pas  toujours chercher à sauver l'insauvable : le stress est énorme pour le petit et l'issue souvent fatale malgré vos efforts. Attention aussi aux souches dites "de chair" qui grandissent trop vite et font des petits poulets qui ne tiennent pas sur leurs pattes.

 

La suite plus tard (le sujet est vaste).....

LES POULES : SPECIAL INCUBATION ET INFOS DE SAISON

Nos Poules chéries : Quelques infos de saison pour réussir son incubation ou sa couvaison !

(Article en cours d'écriture, à surveiller) - Complément d'information sur notre BLog, Poules : la reproduction

Vos résultats (que ce soit incubation ou couvaison naturelle) dépendront, et de beaucoup, des quelques détails qui font la différence (et qu'on ne trouve pas très facilement )!

1°) Couvaison naturelle

Encore faut-il avoir une poule qui couve, les profesionnelle n'en veulent pas et ont presqu'éliminé la souche par sélection génétique.

       A Choix de la poule qui couve

Soit vous en avez une, soit vous n'en avez pas ! Ce n'est pas au jour "J" de votre désir d'incuber qu'il faut s'en occuper.

Si vous avez repéré une poule obstinée à couver, même ses pattes, attendez qu'elle se mette "en position" pour placer sous son petit vendtre chaud les 12 oeufs qu'elle peut prendre en charge.

Si vous n'avez pas de poule qui couve, procurez vous une nègre-soie adulte, voire 2 ou 3 si vous pouvez les accueiilir, très rapidement, afin de ne pas rater la saison. Les poules "soie" couvent remarquablement.

        B Méthode

La poule fait presque tout !

Il faut avoir collecté 12 oeufs à couver le jour du démarrage. Et pour cela, il faut avoir conservé les oeufs dans de bonnes conditions, à température ambiante, retournés 2 fois par jour.

Une fois votre poule sur ses oeufs, il faut l'isoler, soit dans un poulailler et parc à part, soit dans une petite cage pour chien, avec eau et grains. Si vous n'isolez pas votre poule, les autres poules vont la bousculer pour placer leurs propres oeufs et ôter les siens - Véridique, nous avons contrôlé la chose grâce à des oeufs marqués. Les agriculeurs nous l'ont par ailleurs confirmée.

A partir de là, plus rien à faire, sauf surveiller que le nid reste propre. Tout oeuf abimé doit être enlevé.

A partir de 20 jours et jusqu'à 22, les petits vont éclore et vivre avec leur mère. L'isolement est indispensable si vous ne voulez pas voir les autres poules tenter de les tuer.

Abreuvoir et mangeoire doivent être accessibles aux petits, l'abreuvoir ne doit pas rendre possible la mort par noyade.

Les petits seront mélangeables aux plus grands quand ils auront à peu près 2 mois, à surveiller.

2°) Incubation artificielle

Incubateur automatique : réglez vos paramètres avec précision :

hygrométrie : 40 à 43 % pour les poules (Oies, 55%)

Température : 37,5°C pour les poules (Oies, 38°C)

Durée : 21 jours (Oies, 32)

Retournement, si pas automatique, 2 fois par jour au minimum

Sur des oeufs "corrects", vous devriez avoir 75% de fécondés (coq indispensable), et sur ces 75%, encore 75% d'éclosion

Sur ces 75% de 75%, vous devriez avoir 50% mâles et femelles, mais cela peut être variable et il n'y a pas de méthode (forme de l'oeuf ou température d'incubation) testée en "vrai" qui permette de faire le tri.

3°) Saison idéale ?

Oui, après quelques statistiques et quelques suivis laborieux, il est avéré que les chiffres de la réussite sont bien meilleurs à la belle saison !

Le froid et les "programmations" génétiques de la poule font que, entre Octobre et Mars, elle pond moins et les différents taux de réussite sont bien moins bon.

Si vous avez le choix, préférez donc reproduire entre Avril et Septembre. Sachez seulement que les petits qui naissent à la mauvaise saison devront être archi protégés du froid et de l'humidité.

Nous lançons personnellement notre programme de reproduction Maintenant :1er Avril 2013, date de la création de cet article !

4°) Un essai ambitieux !

Nous faisons une tentative dont nous vous donneront bientôt les résultats concrets : Viabilité et Sexe des oeufs au pendule (cette méthode était pratiquée par les anciens).

Nous avons donc pendulé plus de 105 oeufs pour éliminer tous les "non viables" ou non "fécondés"

Puis, sur ce qui restait, nous avons trié mâles et femelles pour garder les femelles et quelques mâles.

Afin de faire un premier contrôle nous avons mis à l'incubation 12 oeufs non viables (voyons s'ils se développent) et 15 oeufs de coqs (voyons si ce sont des coqs). Affaire à suivre...

Attention : il faut avoir une certaine habitude de l'utilisation du pendule et travailler à 2 pour un meilleur contrôle.

COMMENT ET CHEZ QUI ACHETER SES POULES

Chez qui, où et comment acheter ses poules préférées (et même à quel prix) ?

Un article très bref, il ne faut pas longtemps pour comprendre, des informations prudentes : nous n'avons pas le droit de dire quoi que ce soit chez qui que ce soit. A vous de lire entre les lignes.

(Article en cours d'écriture)

Vous pouvez acheter vos poules :

  • Chez un petit éleveur
  • CHez un particulier
  • Chez un (gros) professionnel
  • A coté de chez vous
  • Loin
  • Adultes
  • Jeunes
  • Poussins

Faisons le point :

1°) L'âge de vos "achats"

Les poussins de 1 jours (voire 2 ou 3) sont tentants car pas trop chers. Il faut savoir que

  • A - La mortalité chez des poussins de cet âge ayant voyagé est de plus de 20%
  • B - Vous allez devoir les élever et vous n'avez aucune certitude quant au résultat (standard, robe, résultat effectif)

Les poulets/poulettes de 12 à 18 semaines sont le produit le plus proposé. Il faut savoir que :

  • A - l'avantage est que vous êtes certain que ce ne sont pas de vieilles poules
  • B - Il subsiste (sauf gros professionnels) des erreurs de sexage
  • C - La mortalité chute à 10%, mais il faut faire avec
  • D - Ils ne pondront pas avant 6 mois, soit 24 semaines

Les poules ou coqs matures, il faut savoir que :

  • A - Il est courant de se faire refiler une bête âgée sans le savoir
  • B - l'avantage est qu'elle pond de suite (si c'est une poule et si nous sommes au printemps)
  • C - La mortalité est plus faible ( - de 6 %), en théorie

2°) Loin ou à portée de voiture

       A - Loin

A condition que le vendeur travaille avec un transporteur agréé (n'acceptez rien d'autre), comme France Express

L'avantage, c'est que vous pouvez acheter partout en France

L'inconvénient, c'est en cas de mauvaise surprise (mort, ou pas  vraiment ce que vous vouliez)

       A - coté

L'avantage, c'est que vous pouvez choisir

L'inconvénient, c'est que la distance est limitée

L'idéal : un éleveur qui a du choix à coté de chez vous (rare)

3°) Chez qui acheter (Gros pro - éleveur ou petit prof. - particulier )

C'est un peu là toute la difficulté de votre statégie !

       A - Chez un particulier

L'arnaque y est assez rare, le choix n'est généralement pas énorme, le particulier ne peut pas élever 36 espèces et en théorie il ne vous propose pas de poule très âgée, car il doit garder ses reproducteurs. Le prix est à peu près le même que partout et dites vous bien que s'il ne doit pas rendre de TVA et payer de charges, il paye en général très cher ses aliments et ses soins (il ne peut pas les acheter en  gros). Donc n'allez pas croire qu'il se fait un méga bénéfice sur votre dos.

Chez lui, soyez attentif à la propreté générale (ça se voit) et aux odeurs

       B - Chez un petit éleveur

Le petit éleveur vous proposera sans doute plus d'espèces et un choix sur les âges des animaux. Vous pouvez avoir des "arnaques" d'errurs :

  • Age de l'animal
  • Sexe

Ces arnaques naturelles viennent du fait que les petits éleveurs n'ont pas les moyens de payer des structures et processus qui facilitent le tri des animaux. La plupart du temps, ils essayent de ne pas mécontenter le client. Le petit éleveur est sans doute une bonne solution (accueil encore assez personnalisé, possibilité de voir les installations, choix raisonnable)

       C - Chez un professionnel "en ligne"

Ouh là là - Lisez bien entre les lignes, nous ne les avons pas tous essayés, mais prenez connaissance de nos commentaires. Nous n'avons eu, chez tous ceux que nous connaissons (nous-même ou nos amis), aucune "grosse arnaque", mais parfois un peu de dépit....

Nous verrons au chapitre "Prix", les coûts engendrés par un transport.

Tous les professionnels ont des caractéristiques identiques :

  • Les animaux devraient être bagués (c'est une obligation légale pour un Pro)
  • Les ventes cessent (0 disponibilité sauf poussins) à la fin du mois de Septembre, au plus tard en Octobre, elles reprennent en Mars/Avril
  • Malgré un grand nombre d'espèces proposées en vitrine, ils sont très loin de tout proposer à la vente (questionnez, vous serez surpris)

Elsanor : nous avons eu plusieurs fois à faire avec eux. L'accueil est correct et en cas d'erreur, ils réparent la chose par un avoir (et non pas par un remboursement). Coté matériel, ce que nous avons acheté ne posait pas de problème de cahier des charges. Coté animaux, nous avons eu (nous personnellement) 2 couples dont les produits avaient d'évidents soucis de consanguinité (hors ces soucis ne sont généralement pas perceptibles avant plusieurs générations), ce qui nous a contraint à une seconde sélection (et d'autres achats). Nous avons 1 un animal totalement consanguin en fin de route génétique (confirmé sous le manteau par la secrétaire). Nous avons eu des poussins et nous félicitons leur générosité (ils en mettent plus dans le carton), mais nous regrettons la mortalité (forte) et surtout - Les erreurs de sexage - Toujours dans le même sens (c'est pas de chance), plus de coqs que de poules (beaucoup plus, on a frisé 3 fois le 0 chez les poules) : c'est sans doute ce qui nous a le plus déplus ! Par contre pas d'animaux vieux ou malades.

Ailes & Lui : Partenaire d'Elsanor, nous ne les connaissons pas - Très petit choix d'animaux pour le moment sur Internet

Delapoulealautruche : Ouh là là - le prix CItron de nos fournisseurs, le patron n'est pas du tout aimable au téléphone, 4 animaux, 2 morts sous 2 semaines - Refus de remboursement et de quoi que ce soit sur le plan commercial, c'est clair : on le faisait ch...r avec nos remarques. Les 2 animaux morts sont morts de maladie, l'un des 2 avait en plus une mycose contagieuse.... Merci

Aviloisirs : Le prix des plus gentils, un choix restreint, mais au moins ils ont ce qu'ils montrent !!! Quelques animaux achetés, 1 mort qui a été remplacé très honnêtement. Aimables. Une petite structure qui semble tenir ses promesses

Ferme de Beaumont : Les meilleurs fournisseurs de matériel (ils ont tout ou presque), les problèmes de garantie sont bien suivis, ils sont très structurés et leurs installtions sont visibles (ce n'est pas toujours le cas). Reste que chez eux, partie vente d'animaux, nous avons eu une mortalité affolante (de 50 à 75% dans les 3 à 4 mois qui suivent) et avons choisi de ne plus acheter d'animaux (ils ont refusé le remboursement d'une Bernache à cou roux à 250 euros qui a été dûment autopsiée par le vétérinaire et présentait une anomalie cardiaque avérée). Ils ont une énorme vitrine, mais bien moins d'animaux effectivement disponibles.

Voici ce qui nous a été dit par des gens plus compétents que nous : La ferme de Beaumont vend les produits de son élevage, mais aussi des animaux achetés chez des petits éleveurs, et selon la provenance, la qualité semble assez différente.

Nous avons eu aussi, chez eu, le cas d'une poule morte de vieillesse 3 mois après l'achat (animaux autopsiès à chaque fois).

Coté amabilité, c'est variable. Ils ne répondent jamais à nos courriers.

Galinettes - Nous ne connaissons pas ce fournisseur, qui pour le moment ne propose pas 50 espèces ou robes, souhaitons lui bonne chance.

Nous n'avons pas cité les innombrables petits éleveurs.

4°) Marchés et Foires (A la fois Où et Chez qui)

Peu importe où, c'est en  général le même principe : la foire, c'est bien ainsi.

TOut le monde peut vendre, mais vous ne trouverez pas de Gros Professionnel de la poule ornementale. Vous y verrez :

  • Les volaillers (qui vendent poulet de chair, poule pondeuse traditionnelle, cailles, oies, canards de chair)
  • Les petits éleveurs
  • Les particuliers

Soyons clair : c'est là qu'il se fait vraiment n'importe quoi. Des vendeurs compétents et honnêtes ont leur stand à coté de véritables voyous qui proposent de la vieille poule malade au prix de de la jeune reproductrice. Il y a même arnaque sur la race (croisé porte et fenêtre pour du pur race) et les maladies abondent. SOYEZ PRUDENTS

Nous cotoyons la foire de LOuhans où nous avons aussi trouvé de jolies poupoules chez des gens sérieux, après s'être ramassés quelques jolies arnaques. Régulièrement des gens nous ramènent de grossières histoires de tromperies.

Notre plus jolie histoire reste celle de notre oie Antoinette qui a été rebaptisée Antoine après quelques mois.... On débutait !

5°) Le prix

Il existe un "prix marché". Nous vous livrons à peu près celui du moment, avec de grandes variantes)

       Ce qu'il faut savoir :

QUand on paye rien, on en a généralement pour son argent, c'est à dire pas grand chose. Le cas le plus courant est celui de la poule dite de réforme (âgée et/ou en fin de ponte, destinée à être consommée). La poule de réforme coute entre 3 et 5 euros. BIen des gens viennent me trouver pour mpe demander de la pondeuse à ce prix. Et je refuse. Même un volailler ne vend une poule pondeuse que pour 12 euros minimum à 5 mois environ. Acceptez donc de payer un peu la qualité et le travail, sinon, il n'y aura bientôt plus de poules disponibles, les bons éleveurs garderont pour eux leurs souches et se feront des échanges entre eux.

       Les différentes catégories et leur prix approximatif :

  • Poule pondeuse dite prête à pondre (5 à 6 mois) : 12 à 15 euros
  • Oie grise ou blanche traditionnelle : plus de 9 euros à 3 semaines, plus de 40 euros à 5 mois
  • Poulet de chair ou coq : 12 euros, parfois moins (8 euros en fin de saison)
  • Poule dite de réforme, à consommer : 3 à 5 euros
  • Beau Coq ornemental : 40 euros à l'âge adulte (en rapport avec sa beauté)
  • Poule ou Coq ornemental de petite taille et de 14 à 18 semaines : 25 à 28 euros, mais bien plus cher sur des robes rares
  • Poule ou Coq ornemental de grande taille et de 14 à 18 semaines : 28 à 30 euros, parfois près de 40 si il y a peu de produits
  • Oies spécifiques ou canards ornementaux : nous ne les connaissons pas

       Le problème du (prix) transport :

Le transport est parfois indispensable sur des animaux difficiles à trouver (espèces ornementales rares). Le transport obéit à 2 rèlges :

  • 1 coût de départ quasi forfaitaire (en général) : 40 euros pour 1 à 3 animaux
  • 1 coût relatif au poids
  • 1 coût relatif à la distance

Mais n'oubliez pas de comptabiliser votre propre dépense si vous devez vous déplacer. La voiture a un prix. J'entends parfois des gens me dirent qu'ils vont se faire 5 euros d'économies pour 100 km à parcourir.... Votre temps coûte aussi en plus de l'essence, le péage, etc...

Les professionnels comptent parfois des frais de dossier. Si vous achetez un seul animal, vous pouvez vous retrouver avec 45 euros de frais de dossier et de transport.

6°) Les petites annonces, les échanges et les spécificités du monde des poules

  1. Les premières proposent parfois les seconds
  2. Il y a de tout dans les petites annonces, soyez seulement vigilants et allez voir sur place.
  3. Les échanges sont très courants et souvent positifs, on se rend service, on évite la consanguinité, on se procure des oeufs à couver... Le tout est de savoir ce que l'on veut ou la valeur de l'échange.

       Les spécificités du monde des poules

1°) Une poule meurt vite (l'énergie vitale est fragile), il n'y a donc jamais de garantie sur la vente, mais les gens de bonne foi répondent en général présent quand on leur ramène un mort sous quelques jours. J'ai toutefois personnellement refusé de rembourser un animal (dont a pas voulu me montrer le cadavre) plusieurs mois après l'achat de ce seul animal (il va de soi que quelqu'un qui m'achète 30 poules va générer un geste commercial). En cas de "mort", je demande toujours à voir le cadavre de façon à comprendre ce qui s'est passé.

2°) Une poule n'est pas (toujours) facile à sexer tôt dans sa vie, de nombreux fournisseurs ne veulent pas s'engager sur le sexe des jeunes poulets/poulettes. Les professionnels sont toutefois aguerris dans les techniques de sexage dès la naissance  (techniques qui demandent du personnel qualifié ou une formation particulière). L'honnêteté doit donc consister à prévenir que le sexe peut être source d'erreur (selon les espèces jusqu'à 9 à 20 semaines)

3°) Une poule est ovipare : elle fait des oeufs, donc les oeufs fécondés peuvent être achetés et incubés. Le prix des oeufs fécondés varie de 1 à 3 euros (3,- euros c'est seulement sur les races rares). Il est tentant d'acheter des oeufs fécondés sur des foires avicoles, concours ou même chez des professionnels. L'avantage, c'est de se procurer une souche pour peu d'investissements au départ. L'inconvénient est de ne pas maîtriser la réussite et encore moins le sexe des petits poussins, qu'il faudra élever soi-même (et donc avoir le matériel). Ce n'est donc pas une si bonne affaire que ça. Les amateurs passionnés passent parfois par l'achat des oeufs pour des animaux trop loins (la poste, ça marche pour de vrai) ou trop rares. Les oeufs fécondés à vendre doivent être agés de moins de 10 jours et avoir été retournés 2 fois par jour.

4°) Le monde des poules a ses passionnés et ils ont leur Monde à Eux : le nom des robes (Coucou, Millefleurs, etc...), les espèces (Poule "Soie", Brahma....), le mot "standard", un animal au standard est un animal digne des concours avicoles. La "plume" signifie que la poule a un beau plumage, au standard si il s'agit d'une belle emplumure. Eh puis il y a ces conversations "d'initiés", "tu sais, j'ai vu un couple de Bantam (traduire Bantam de Pekin) à plus de 200 euros, une robe pas croyable, ça démarre seulement en Allemagne !". Ce qui est rare est souvent cher, mais cela est-il votre but ? En tous cas, un très joli coq ou une  très jolie poule peuvent vite atteindre des prix à plus de 100 euros.

5°) Les poules ornementales sont souvent à vendre en couple, la reproduction donnant au moins 50% de coqs, il faut bien leur  trouver un foyer (tout le monde ne veut que des poules), donc les éleveurs vendent les couples pour pouvoir caser leurs coqs. Même les professionnels pratiquent parfois ainsi et d'ailleurs ils ne mettent que ce qu'ils veulent à la vente - demandez leur !

Vous voilà prêts à partir à la recherche de votre poupoule ornementale luxueusement traitée, qui vivra peut-être bien plus de 8 ans si le Renard ne la mange pas (cause de mortalité n° 1 avec les poux de poule) ! Bonne chasse

 

 

 

 

 

 

 

POULES SYMPAS : ELLES MANGENT NOS DECHETS ET PRODUISENT DES OEUFS

TRES SYMPA : LES COMMUNES DE FRANCE OFFRENT DES POULES A LEURS CONCITOYENS !!! - Toute la lumière

Nous applaudissons des 2 mains ce projet très sympathique qui propose, dans plusieurs communes, 2 poules par foyer pour diminuer les déchets ménagers par le biais du compostage tout en garantissant des oeufs à toutes la famille !

Mais, il y a un Mais et il vaut mieux le prévoir et le gérer : toute la lumière sur ce très chouette projet !

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LE PROJET "VERT " D'UN POINT DE VUE ECONOMIQUE

Le projet en chiffres connus :

  • Une Poule pond jusqu'à 250 oeufs par an
  • Elle consomme jusqu'à 150 kilos de déchets

La réalité plus prosaïque :

Une poule pond à température modérée, c'est à dire pas ou peu par temps froid ou trop chaud, les meilleurs pondeuses arrivent à faire 250 oeufs par an et les pondeuses traditionnelles sont plus près de 150 à 200 oeufs et c'est déjà pas mal. Avec 2 poules, c'est plus de 300 oeufs par an et c'est suffisant pour une grande famille : patisserie, crêpes, oeufs au plat, omelettes, etc... Les oeufs se congèlent très bien (vidés bien entendu, pas entiers avec la coquille) dans des "tupp" que l'on décongèle en saison basse.

Une poule est omnivore, presque carnivore (grande consommation de vers de terre) : elle rafole des bons déchets et délaisse ce qui ne lui convient pas. Le compost bien fait permet de voir se développer des petits vers qu'elle consomme comme un vrai dessert, les déchets ménagers ne trouvent preneur que pour ce qu'elle aime : épluchures sauf celles de pomme de terre (toxique quand c'est cru, d'ailleurs), fruits et légumes, viande ou poisson et déchets s'y rapportant, fromage etc... : à savoir les déchets alimentaires de qualité. Pates, riz et autres déchets "céréaliers" lui plaisent aussi. Mais elle ne consomme pas les os (seulement ce qui est dessus) ni les coquillages non broyés. Il faut donc, chez soi, préparer une petite poubelle spéciale poupoules ou compost. La diminution réelle de la quantité d'ordures ménagères n'est pas très perceptible, sauf si vous avez de nombreux restes non consommés et un réfrigérateur pas toujours bien géré.

Projet Eco-Poules : Impact et chiffres des ordures ménagères (source ADEME_dechets-2012-interactif) :

374 kilos par habitant en moyenne, les déchets des ménages représentent moins de 5% de la masse collectée, le citoyen peut devenir un éco-citoyen, mais ce n'est pas suffisant !

La pesée des déchets qui permettrait de faire des mesures concrètes sur les familles concernées par l'introduction "d'éco-poules" nécessite le changement des camions collecteurs. Le coût n'est pour le moment pas à l'ordre du jour.

Une famille qui possède 2 poules peut donc en théorie retraiter 300 kilos de déchets, mais d'autres études parlent plutôt de 230 kilos, soit pour une famille de 4 personnes, environ 20 % de ses déchets, 20 % de 5 %, c'est 1% de la masse collectée.

La part des déchets recyclables en mode compost n'excède pas les 8% des Ordures Ménagères, soit 8% de 5%, c'est à dire moins de 0,5% de la masse totale.

La même étude donne aussi une "performance" de 588 kilos par habitant en France avec 18,1 kilos de déchets "verts" (essentiellement ceux que l'on peut composter ou reservir), soit 72 kilos de déchets pour une famille de 4 personnes. Une quantité effectivement très "gérable" avec 2 poules,

Ce qui permet de conclure sur 4 points economiques et écologiques :

  1. 2 poules permettent effectivement de traiter TOUS les déchets compostable d'une famille standard
  2. Ce traitement représente probablement environ 0,5% de la masse totale
  3.  Le coût des Ordures ménagères représentait 8 milliards d'euros en 2009, l'économie globale pourrait donc être de 8% environ, soit environ 800.000.000,- d'euros (France Entière) si nous tenons compte des augmentations
  4. Le coût "aidé" (c'est à dire intégrant les mesures actuelles de gestion) par habitant est d'environ 109 euros pour la commune, soit une économie potentielle de 8%, soit environ 10 euros par habitant, soit 40 euros pour une famille "standard" (celle qui pourrait avoir 2 poules)

(Je vous invite à lire soigneusement le document ci-dessus référencé qui est d'une grande richesse. Les chiffres peuvent varier en fonction des paramètres d'étude, mais ils sont globalement "vrais".)

Eco-Poules : Avantages familiaux economiques et bien-être

2 poules permettent de produire, disons 300 oeufs de façon certaine. Les oeufs non "bio" (nous pouvons partir du principe que la plupart des familles achètent des oeufs non bio) coutent environ 1,05 euros les 10 (prix comparés Leclerc), soit 0,10 centime de l'oeuf standard environ.

2 poules "rapportent" donc environ 30 euros d'économies sur le budget alimentaire de la famille en équivalent "oeufs".

Conclusions chiffrées premières :

  • La première année, la commune économise potentiellement 40 euros pour une famille propriétaire de 2 poules
  • La famille économise 30 euros environ

 

Ces chiffres peuvent varier d'une commune à l'autre, d'une famille à l'autre.

Combien coûte le projet ? Combien coûte une poule et son entretien ?

Une poule pondeuse de base coûte environ 15 euros et pond pendant 4 ans, Au-delà, elle pond peu ou pas (faut-il la garder ou la mnager)

Une poule nourrie à base de déchets ménager ET de céréales (les déchets ne peuvent en aucun cas suffirent) coûte environ 6 centimes par jour de moyenne (élevage, production, 4 saisons)

Son coût économique annuel est donc de :

  • 15 euros divisés par 4, 3,75 euros par an (calcul de l'amortissement)
  • 6 centimes par 365 jours, soit environ 22 euros par an et par poule
  • 2 poules coûtent donc environ 52 euros par an, sans la paille de la litière ni les éventuels traitements (à voir plus bas), pour une économie de 30 euros, mais un mieux-être familial difficile à chiffrer.

UN ACHAT COMMUN EDES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE COMPLEMENT PERMET DE DIVISER LES COUTS PAR 4 (Achat des céréales à un agriculteur) : Dans ce cas 2 poules coûtent 22 * 2 / 4 = 11 euros, (auxquels il faut rajouter nos amortissements, soit 3,75 euros par poule)

le coût familial total devient d'environ 18 euros pour 30 euros d'économie !

 * Détail du calcul : 1 * 11 euros (Alimentation de 2 poules) + 2 * 3,75 euros arrondis à 4 (amortissement de 2 poules)

Le coût communal est variable !

Plusieurs communes envisagent d'offrir les poules, d'autres de les faire payer en partie (20 euros les 2 poules + 1 sac d'aliments)

Dans le cas d'un cadeau, la commune économise 40 euros sur 4 ans, soit 160 euros potentiels, elle dépense pendant les mêmes 4 années l'achat de 2 poules (sans sac d'aliment), soit environ 30 euros. La commune économise donc 130 euros environ

Dans le cas d'une participation (ce que nous conseillons), la commune achète 2 poules + 1 sac de grain pour un coût prévisible de 2 * 15,- euros + 1 * 12 euros, soit 42,- euros au total, et demande une participation de 20,- euros au foyer "adoptant, soit un coût réel de 42-20 = 22,- euros, toujours pour une économie potentielle de 160,- euros sur 4 ans, soit 138,- euros d'économies potentielles environ.

 * Note : Tous nos chiffres peuvent être repris et varier car il existe de grandes disparités communales en France.  En reprenant nos calculs et nos raisonnements il vous est encore possible de trouver des écarts, mais ce que nous avons voulu souligner, c'est le principe économique.

le coût communal total devient d'environ 22 euros pour 160 euros d'économie !

 

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SECONDE PARTIE : LE PROJET "POULES " D'UN POINT DE VUE ECOLOGIQUE

 

Le calcul économique ne saurait être l'unique raisonnement d'une société occidentale qui "croule" sous ses déchets et risque de voir ses forces vives disparaitre ou s'amenuiser dans les années à venir (et nous ne parlons même pas des conséquences climatiques sur un plan plus vaste).

Si le compostage des déchets ménagers concernés ne représente que quelques pourcents de gain en terme d'incinération ou de recyclage, avec un impact naturel difficile à chiffrer, les (heureuses) conséquences sont sans doute plus nombreuses qu'un simple regard de mathématicien :

  • Développement d'habitudes familiales saines
  1. Mesure et Tri de ses déchets valorisables sans impression de contrainte (contrairement à ce qu'occasionnnent les tris obligatoires
  2. Sentiment de faire quelque chose de bien pour la communauté, Mais aussi pour SA FAMILLE
  3. Education des enfants et responsabilisation autour de tâches élémentaires et faciles à exécuter, y compris pour eux
  • Mise en place d'un travail de fond sur la terre et les cycles biologiques
  1. Compostage = Moins de perte
  2. Compostage = enrichissement de la terre au minimum, et peut-être remise en place du potager
  3. Ré éducation des jeunes citoyens ruraux autour du biotope de leur région, assainissement dans le temps des petites terres privées
  4. Par conséquence optimisation du biotope (abeilles, grenouilles, etc;..) aux dépends des prédations désagréables (rats, et autres nuisibles)

A noter : les agriculteurs sont souvent pointés du doigt à cause des conséquences des traitements phytosanitaires sur l'environnement. Il s'agit sans doute d'une perpétuelle voie de progrès et d'équilibre (mais il ne serait sans doute pas souhaitable de revenir aux temps de "l'ergot de seigle" et de la maladie des feux de l'ergotisme), mais on oublie que les particuliers, bien conduits par les marchands locaux, bombardent à raisons de "x" produits leurs 3 légumes et 4 fleurs, sans la moindre notion de toxicité (c'est normal, ce n'est pas leur domaine de compétence). Contrairement à ce qui se dit, les particuliers béortiens ne produisent pas vraiment ni bio, ni raisonné.

en Conclusion :Ce projet ne présente donc que très peu d'inconvénients (nous renviendrons là-dessus après) et s'inscrit dans une politique environnementale porteuse autant que bénéficiaire.

 

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TROISIEME PARTIE : LE PROJET "POULES " D'UN POINT DE VUE HUMAIN

 

Une commune est avant tout une communauté, pleine d'histoires individuelles qui retentissent sur tout le village et sur l'ambiance générale, ainsi que la facilité à gérer la commune ou seulement ses difficultés. Il est donc nécessaire de jeter un bref coup d'oeil sur l'impact de notre projet Français afin de mieux l'apréhender :

 

Une étude, menée en 1977 par Friedmann a révélé que la présence d'un animal à soigner avait un impact mesurable sur la mortalité (augmentation de la longévité) : Sur 92 personnes comparables, les 53 personnes ont vue leur vie statistiquement prolongée par rapport aux 39 autres qui vivaient sans animaux (le type d'animal n'est pas précisé). Ceci dit ce sont des chiffres très difficiles à utiliser (il y a trop de paramètres), mais, de façon évidente et tenant du simple bon-sens, il est facile de faire quelques constats de terrain :

Un animal domestique ou familier vous contraint à sortir, bouger et conserver une vie active. Beaucoup de personnes âgées en campagne sont encore en mesure de faire leur potager, couper leur bois, soigner leur basse-cour etc.. Des mesures mondiales (étude des populations à la longévité particulière) ont pointé du doigt plusieurs facteurs très influents comme la vie active et l'alimentation (hors nos poules sont concernées par les 2 chapitres à cause de la modification des habitudes qu'elles induisent).

Une vie active extérieure a des conséquences très mesurables sur des facteurs tels que :

  • Conserver une meilleure vue plus durablement
  • Diminution des effets sinistres de la ménopause chez la femme
  • Diminution de la décalcification due au vieillissement chez l'homme et la femme
  • Chute drastique du risque cardio-vasculaire

Par ailleurs et sur un plan social :

  • Rôle accru des personnes âgées ou très jeunes
  • Diminution du sentiment de solitude
  • Diminution du budget soins (et sécurité sociale)
  • Recours aux soins naturels par voie de conséquence
  • Revalorisation de la famille au sens large (sur 3 générations et plus)
  • Diminution des facteurs d'exclusion sociale et revalorisation des foyers à faibles revenus 

En conclusion, l'accueil par un ménage ou foyer, ou même un personne seule et encore plus d'un foyer sensible (mono-parental, etc..) ne peut qu'être porteur en terme de confort et joie personnelle et d'intégration au sein de la communauté.

Il est inutile de dire que ce projet, dans la mesure où il est commun, ne peut être que créateur de lien au sein de la communauté.

 

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QUATRIEME PARTIE : LE PROJET "POULES " ET SES MENUS INCONVENIENTS

 

 

Dire que ce projet ne présente que des avantages serait très exagéré et risque de nous occasionner quelques mauvaises surprises ! L'intérêt est de faire de préventif

L'irresponsabilité potentielle des ménages adoptants (ça se voit pour tous les animaux, donc pourquoi pas pour une poule) : TOut le monde se passionne pour les 2 poupoules qui arrivent, puis les semaines passent et les animaux sont laissés un peu à l'abandon et à la saleté ! Puis un voisin propose de faire de la poule au pot ! Faire participer et informer les adoptants semble donc une très bonne précaution : ce qui coûte a souvent plus de valeur que ce qui est gratuit.

Une poule ça se mange et ça vieillit. Interdire aux adoptant de manger leurs poules quand elles ne pondent plus du tout (vieillesse) semble impossible (ils risque de se retrouver avec de nombreuses poules retraitées à gérer), en revanche leur faire signer un engagement pour la durée de ponte de la poule est peut-être souhaitable (4 ans ?) sous une forme à étudier. Enfin il vaut mieux prévenir les adoptants qu'une poule ne pond pas toute l'année.

Un poulailler, ça coute :

  • le coût du petit poulailler, de 0 (un abri bricolé avec l'existant) à 260 euros (modèle très chouette), est à prévoir dans le projet. A défaut d'abri pour la nuit et les températures extrêmes, les poules seront mangées par le Renard et la Fouine, ou mortes de froid ou de chaud. De nombreux propriétaires de poules refusent vraiment de fermer leurs poules le soir, sous le prétexte qu'elles rentrent seules (oui, mais si la porte reste ouverte, le renard rentre aussi). Un portier électronique complet qui se ferme tout seul au coucher du soleil et s'ouvre seul, coûte environ 250 euros tout compris...

Une poule, ça mange :

  • Ca ne mange pas que les déchets, ni même que du blé. Une poule consomme des déchets + des céréales + des protéïnes (Idéalement 21%). Un particulier peut facilement faire ses repas seuls et complémenter les protéïnes par du tourteau de soja (12 euros les 25 kilos, environ 20 % de la ration). Tout ceci peut être mutualisé par la commune ou un particulier bénévole. Une poule qui a sa ration de protéïne diminue sa consommation alimentaire, c'est donc rentable à court, moyen et long terme de bien la nourrir.
  • Il faut prévoir parfois quelques compléments alimentaires tels que coquillages broyés (calcium pour les oeufs), vitamines (préparation de l'hiver). Les coûts sur 2 poules sont presque nuls, mais c'est une petite chose à penser. Mes propres poules pondent en hiver avec ces menues précautions.

Une poule ça se soigne :

  • 2 traitements anti-coccidiens par an et 1 vermifuge. Les coûts sont très faibles (30 euros pour 1000 poules environ, à mutualiser) et le geste est simple (dans l'eau de boisson). L'absence de traitement est fatal de nos jours. La vaccination n'est vraiment pas possible chez les particuliers (tableaux de traitements de plusieurs centaines d'euros pour 1000 poules, aucune autre solution pour le moment).
  • Les vitamines en préventif des périodes difficiles (avec une vraie amélioration sur durée de vie et ponte)
  • Les traitements insecticides aux périodes chaudes (c'est vite l'invasion), avec un coût de 15 euros pour 2 à 8 poules sur 1 an si les "poux de poule" attaquent (ça se développe ces dernières années), là aussi une mutualisation possible pour réduire les frais.
  • Les petits produits annexes : Produits anti-picage, anti-gale de pattes, désinfectant courant etc..

On retrouve pour une poule des soins qui sont ceux d'un animal domestique, tout simplement.

Une poule, ça n'attire pas que des amis :

  • Les rats adorent manger chez les poules (céréales et déchets), et les rats se multiplient vite
  • Un poulailler, c'est vite sale, et la saleté, ça pue, ça fait des voisins pas très contents et des mouches ravies
  • Les oiseaux prédateurs tournent....
  • Le renard et la belette....

Ceci-dit ce sont très points très facile à gérer, à condition d'être assez propre et ordonné, il n'y a même pas de piegeage à faire.

TOut ces inconvénients sont mineurs et faciles à prévoir, d'un coup presque nul à très modeste, surtout si on adhère à un projet mutualisé (souvent nécessaire quand on a peu d'animaux). En résumant disons simplement qu'une poule mal conduite crève ou fache vos voisins. Une micro-formation par le fournisseur de poules serait sans doute optimale... A négocier par la mairie.

 

LE PROBLEME DU CHANT DU COQ !

Bien que ce projet de poupoules ne comporte pas la mention coq, il semble important de dire quelques mots au sujet de leur plus joli représentant : le coq.

  • Il est la fierté de la basse-cour et adopte des tenues superbes
  • Sans lui, pas de poussins
  • Il gère ses poules (elles sont plus calmes et produisent mieux)
  • Il tire l'alarme en cas de soucis
  • Mais il chante (ça, même à la campagne, c'est mal vu)

Nous venons de mettre le doigt sur une recette simple (actuellement en cours d'installation avec succès chez nous, cette semaine) et vraiment efficace : une petite ficelle autour du cou !

  • La ficelle en nylon doit être épaisse pour ne pas blesser
  • Il faut la surveiller un peu
  • Le serrage est délicat, trop, il blesse, pas assez, il est inefficace : il faut serrer en laissant passer 2 doigts à l'intérieur.

Un coq bien "habillé" ainsi ne chante pas et a un comportement normal à tous les points de vue : attitude fière, alimentation normale, cochage de ses poules. Aux bobos écolo qui râlent, répondons leur que par rapport aux propositions habituelles des juges de proximité : coq au vin ou euthanasie pure et simple, c'est mieux !

Attention : cette recette demande un peu de vigilance ! Mais 100% bénéfice... et la joie de regarder son (très beau) coq !

LA CONCLUSION DE LA CONCLUSION

  • Un joli projet avec de biens beaux avantages et peu d'inconvénients.
  • Il est nécessaire de s'investir un peu avant de récolter les bénéfices
  • Et la mode est plutôt à la déresponsabilisation
  • Nous insistons donc sur la notion de choix et de responsabilité qui incombe à chaque projet - Rien n'est  gratuit en ce bas monde !!!

Ici, à Romange, nous nous engageons à offrir une formation à ceux qui le souhaitent et à participer à l'entraide générale, sous condition d'une peu de réciprocité tout de même. Et mêmes nos coqs vont se la fermer ! Bienvenue à tous les représentants des conseils municipaux qui souhaitent en parler, visiter, échanger, communiquer...

 

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Alimentation des poules : faire bien, simple et économique

Comment on les nourrit ?

Cette question, je l'ai 500 fois par an et quand j'y répond, j'entend tout de même, invariablement, yaka...

  • Yaka lui donner nos déchets Déçu
  • Yaka lui laisser de l'herbe En pleurs
  • Yaka lui donner du Maïs ou du blé Langue tirée

Eh bien non, c'est à la fois tout vrai et tout à fait Faux...

Comment bien la nourrir ?

I Quel est le régime alimentaire de la poule ?

La poule est omnivore. C'est à dire qu'elle mange de tout. C'est aussi dire qu'elle a besoin d'une alimentation variée et qu'elle n'est pas herbivore. Le régime de la poule est comparable à celui de l'homme :

II Ce que la poule ne mange pas ou très peu

La poule ne consomme pas beaucoup de cellulose, donc l'herbe ou le son de blé par exemple ne sont pas des nutriments valables pour la poule. On dit même qu'ils peuvent, à cause de leur action sur la digestion, ralentir l'assimilation des autres nutriments. Inutile donc de couper de l'herbe à votre poule pour "lui faire plaisir".

La poule n'apprécie pas du tout les épluchures de pomme de terre. D'abord elles sont toxique à bonne dose, puis elles sont sans intérêt, et enfin ce n'est pas très bon au goût

La poule ne mange pas non plus les déchets qui ne contiennent plus rien comme : un os de poulet parfaitement propre. Ou une épluchure d'Orange.

La poule ne mange pas bien l'avoine à cause des extrémités pointues des grains. De la même façon, les grains de maïs bruts sont un peu gros à consommer...

Les déchets ménagers non compostés ne sont pas tous consommables :

III Ce que la poule aime

La poule consomme en général  très bien :

  • Un mélange de céréales (presque toutes, y compris les céréales moins connues)
  • La viande et tous les déchets qui en contiennent, le poissons
  • Le poulet cuit (elle ne sait pas que c'est un confrère)
  • Les restes de légumes crus (sauf pelures de pomme de terre, qui sont toxiques)
  • Les fruits
  • Les restes d'aliments familiaux cuits et mélangés
  • Les plats de pâtes, riz, etc...Chaud en hiver, miammm !!!

 

IV Ce dont elle a besoin

D'une alimentation variée avec environ 21% de protéines. Des aliments de qualité lui apporteront minéraux et vitamines. Lorsqu'une poule ne reçoit pas d'aliments variés, elle peut être complémentée avec des mélanges de minéraux et vitamines commerciaux.

La poule a besoin, pour une ponte saine, de pouvoir bénéficier d''un apport de calcium. C'est assez facile avec ce que l'on appelle le Krit (coquuillages broyés).

La poule a viscéralement besoin de gratter dans le sol pour y chercher quelque petit ver qui traine par là.... ELle a donc besoin, pour son équilibre d'un "parcours", si possible herbeux (non pas pour manger l'herbe) afin d'avoir une certaine richesse en insectes.


V Donc, que faut-il faire ?

Pour une alimentation "0 risque", faisons simple :

80% de céréales et 20% de tourteaux de soja (qui apportent les protéines) pour le mélange quotidien. Evitez de faire 100% ci ou ça, c'est peu équilibré dans le temps..

Si vous préparez votre mélange, il doit être concassé et réduit en miettes si c'est pour des poussins (qui mangent comme les adultes, mais vous pouvez monter les protéines à 24%)

Ajoutez, au sol, une poignée de Krit par semaine à disposition des pondeuses (1 poignée pour 4 ou 5 poules)

Mettez leur à disposition un parcours correct (idéalement, 8 m² par poule dit-on), quelques m² suffisent si votre poule jouit d'une bonne alimentation et d'un poulailler sain et propre

Ici et en plus d'une alimentation saine, nous faisons 2 cures de vitamines de 2 semaines par an : 1 en amont de l'hiver pour se préparer et 1 au printemps pour s'en remettre.

Les déchets alimentaires sont un plus, mais ils ne remplacent en général pas le reste (sauf famille jetant beaucoup)

Poule dans l'attitude typique de recherche d'insectes dans le sol : une fine observatrice !

 

 

VI Préparer sa ration ou acheter ?

Globalement, c'est souvent presque pareil, il existe maintenant des aliments commerciaux préparés et dont les ingrédients sont connus. Mais si vous voulez préparer vous même votre mélange, il vous faut un petit "moulin" pour réduire en concassés les grains de céréales.

Un petit moulin est rentabilisé sur un temps x un nombre de poules : à vos calculettes (les céréales toutes prêtes sont plus chères)

 

Le Krit s'achète en général, à moins que vous ne soyez en bord de mer et que vous puissiez récupérer des coquillages brisés

Les vitamines sont peu onéreuses et faciles à distribuer

Le petit plus réside sans doute dans la réalisation d'un compost ménager :

  1. Centrez vos déchets consommables (restes alimentaires) par exemple dans une petite poubelle spéciale et vidée souvent
  2. Mettez les dans un composteur ou, sinon, bricolez quelque chose (à l'abri des chiens)
  3. Au bout de 2 à 3 semaines, prélevez le "dessous" qui doit s'être enrichi en petits vers : un dessert pour poule
  4. Continuez de donner au fur et à mesure quelques déchets frais (les vieilles tomates, les fruits abimés ou vereux sont un régal plein de vitamines)

Un composteur est très facile à "bricoler" à partir de bois de palette de récup.:

VII Préparer un mélange de céréales correct

Vous pouvez ajouter presque toutes les céréales classiques, mais sans trop faire de recherche, la formule sans risque consiste à mélanger :

  • 20% de Blé
  • 20% de Maïs
  • 20% d'Orge
  • 20% de Tourteaux de soja (à 45% de protéines)

Etant donné que vos céréales contiennent à peu près 12% de protéines et votre Soja 45%, vous avez un taux de protéines à un peu plus de 20%, donc correct. Vous pouvez varier ce taux en fonction de vos sujets : de 19% chez des sujets agés à 24% chez des petits.

Quelque soit les céréales que vous allez mélanger, sachez tout de même que l'originalité n'est pas égale à bonne qualité. Et ce n'est pas parce que vous payez à vos poules un truc étrange importé d'Amérique du Sud qu'elles seront en meilleure santé.

Reste la question du Soja OGM (+ de 90% du soja), il existe encore du soja garanti non OGM, mais il est très cher. Notre alimentation est contaminée par son mode de fabrication et de transformation, mais c'est un autre débat.....

Poules et oies, coqs et jars : moins d'agressivité et plus d'oeufs

"Les jars sont agressifs et dangereux (il parait même qu'ils peuvent vous casser une jambe)...... Mon coq était tellement mauvais qu'il a fini aux Morilles....Mes oies ne pondent pas...... Mes poules ne pondent plus...... les coqs se battent entre eux.... les voisins sont réveillés à 5 heures du matin..."    C'est la mode de la basse-cour, mais avec pas mal de préjugés !

Revenons à la réalité du terrain ! Nous avons envie d'avoir plein d'oeufs et peu de soucis

Plan de bataille :

  • Ne pas facher ses voisins
  • Faire pondre sa basse-cour
  • Ne pas se faire agresser par son coq ou son jar

I La campagne - les voisins et le bruit

Un coq chante, mais il est plutôt facile de le faire taire (opération fiable à 95% chez les espèces de taille petite à normale, plus délicate chez les très petites espèces de type Sebright ou Sabelpoat).

Joli coq Sabelpoat en train de faire son cocorico du matin

sabelpoat-coq-cocorico-1.jpg

Mais ce n'est pas le seul souci de notre jolie campagne.

Les gens sont stressés, fatigués, ont leurs propres problèmes (chômage, divorce, ou tout simplement difficultés financières, de santé, etc...), ce qui les rend nerveux

Aux dernières nouvelles nous avions reçu les informations suivantes :

  • Les maires des petits villages contraint d'éteindre le clocher de leur église le samedi et dimanche matin
  • Les agriculteurs contraints de retirer les cloches des vaches (elles servent à signaler leur présence)
  • Les plaintes anti-coq se multiplient

Pendant que Téléphones portables, ondes Wifi et autres prédateurs de nos neurones continuent très silencieusement de nous griller les cellules....

Ne serions nous pas en train de nous tromper d'ennemi ? Débat ouvert. Dans l'attente nous vous conseillons :

  1. D'ouvrir plus tard à votre basse-cour le dimanche matin (10 heures ?)
  2. De les mettre dans le noir pour la nuit (ça limite les chants nocturnes qui peuvent se manifester à 2 ou 3 heures du mat.)
  3. De partager le fruit de votre bonheur : les oeufs ou la viande, ça aide à redonner à nos basse-cour une place dans notre société.
  4. De maintenir de bons rapports basés sur le dialogue et la courtoisie : nous avons tous des raisons d'être grognons.
  5. D'avoir des animaux propres : pas d'odeur svp !

 

II Faire pondre sa basse-cour : poules et aussi les oies

Les poules et les oies ont des oeufs et des performances différentes, mais ils ont des besoins assez similaire pour pondre :

ferme-5-1.jpg

  1. Les animaux n'aiment pas pondre dans la Merde : nettoyez régulièrement vos poulaillers et mettez leur de la paille fraîche, vous allez vite voir que les performances s'améliorent.
  2. Poules ou Oies pondent pour se reproduire, s'ils n'ont pas de coq ou de jar, les femelles vont pondre, mais moins car elles ne sont pas sollicités d'un point de vue hormonal. Mettez un mâle et regardez la différence : le poulailler est paisible, les poules confient la surveillance à leur coq et pondent en paix. Idem chez les oies.
  3. Dernier critère important : l'alimentation, vos poulaillers ne sont pas des poubelles et vos poules autant que vos oies ne consomment pas exclusivement vos déchets. Elles doivent disposer, à volonté de céréales, de protéines et de verdure pour les oies. A défaut de temps, acheter un aliment industriel vaut mieux que de ne rien leur donner ou que des déchets.
  4. Attention aux animaux fatigués : ils ne pondent pas, en cette saison, coccidiens, parasites internes et poux de poules peuvent stopper la ponte en quelques jours.

(nous ferons bientôt un billet complet sur l'alimentation des poules, oies et chevaux ainsi que lamas)

Lorsque ces 4 critères sont respectés, la ponte doit monter rapidement si vous n'avez pas un temps trop chaud ou trop froid.

 

III Gérer l'agressivité des mâles (Coq ou Jar)

 

       Le Jar

 

La plupart des gens croient que le Jar est dangereux. C'est assez faux, il est effrayant parfois (c'est un gros bluffeur), mais rarement dangereux.

 

Jar en position d'attaque typique : le bec en avant, un risque très faible de blessure réelle

 

jars-attaque-01-2012.jpg

 

Le Jar a un bec rond et il n'a pas d'ergot, il ne vole pas et ne griffe pas. Dans le pire des cas, un solide coup de bec peut faire un gros bleu ou une petite blessure non grave, sauf chez un jeune enfant. D'ailleurs de jeunes enfants n'ont rien à faire dans une basse-cour.

 

Le Jar se livre essentiellement à une manoeuvre d'intimidation destinée à protéger sa famille, surtout en période de ponte et de couvaison.

 

Pour limiter ses "attaques", menacez le et distribuez lui un "petit coup de pied au cul" à la première attaque. Si il vous sent ferme et déterminé, il ne remettra pas ça avant longtemps....Il est bien évident que s'il vous sent timide et effrayé, il en déduit que ça marche et il devient de plus en plus démonstratif.

 

Beaucoup de gens ont peur suite à une mésaventure datant parfois de l'enfance, où ils ont été poursuivi par 1 à 2 oies "féroces".

 

       Le Coq

 

Le coq est potentiellement dangereux, surtout si il est gros et assez âgé. Un enfant ne doit pas rentrer dans un poulailler seul. Le coq le plus apprivoisé peut devenir agressif en période de ponte et de couvaison (Printemps), soyez donc vigilant. Ils ne font que défendre leur "famille".

 

Coq dans une attitude d'agression : plumes du cou gonflées, projection de l'ergot en avant, un risque de blessures avec saignement

 

paddoue-16-2012.jpg

 

Le coq a un bec pointu et "crochu" ainsi que des ergots très efficaces, il vole et attaque éventuellement par derrière, mais aussi de face. Pour attaquer, il vole à hauteur et projète ses ergots en avant. Les blessures peuvent être importantes, les pantalons peuvent être troués, un enfant peut se faire agresser au visage.

 

Comment faire :

 

  1. Un coq ingérable finira aux morilles ou au vin....
  2. Un coq qui n'est agressif qu'en période de reproduction pourra être géré avec un peu de prudence et un bon balai (ils en ont peur)
  3. Un coq juste un peu susceptible acceptera en général son soigneur connu et limite ses agressions à des visiteurs étrangers
  4. Votre prudence consiste à ne pas leur tourner le dos trop tôt

 

 

 

Méfiez vous bien plus du coq que du jar... 

 

IV Pour la bonne bouche : les oeufs d'oies à consommer ?

 

Oui bien entendu, et ils se gardent comme les autres.... Mais ils sont plus gras et ne se consomment pas de la même façon :

 

  • Fabuleux dans la patisserie
  • Excellents en oeufs au plat
  • A éviter en oeufs cocotte ou à la coque

 

Les oeufs vous apportent toutes vos protéines animales et leurs graisses sont très digestes à dose normale. Les poules d'ornement pondent comme les autres et si vous nourissez bien votre basse-cour, vos oeufs vous le rendront !

 

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Commentaires (38)

1. Amelie 26/02/2017

Bonjour
J'ai trouvée votre site grâce à la vidéo de l'élastique autour du cou du coq. Pourriez vous me dire si cette méthode fonctionne toujours sur vos coqs.
Je souhaiterais avoir votre retour.
Merci
Amelie

2. nkoulou nicolas 24/05/2016

je suis eleveur de poulet et je veu de bonne race mais je ne sais pas comment fair

3. espinasse 07/05/2016

Bonjour,
Pourriez vous me dire qu'elle médicament il faut pour le coryza.merci

4. espinasse 07/05/2016

bonjour,
J'ai une poule qui a une plaie pres du coup qui saigne beaucoup.Pourriez vous me dire comment faire pour arreter le saignement.merci
Cordialement

5. Nadine ANGELINI 05/05/2016

Bj je me lance , j'ai acheter un super poulailler cela quelque jours, je suis en train de clôturer mon terrain, après étape suivante acheter 3 poules et un coq. Mais problème lequel ? toute les races me plaise, pouvez vous me conseiller , je suis débutante .

6. christine BEZY 03/05/2016

bonjour
voila j'ai acheter 6 nouvelles poules pondeuses, très gentilles.
mais elles ne vont pas ce coucher avec les deux autres le soir; cela fait un mois, je les encourage tout les soir, et leur montre le chemin. mais elles ne le font pas. Que faire ? cela ne m’étais jamais arriver. Pouvez-vous m'aider merci d'avance

7. justine 08/04/2016

Bonjour, je viens de lire votre site, qui et vraiment super, très complet, et qui ma appris plein de choses sur mes poupoules adorées.
En effet j'ai 4 poules nègre soie, assez jeune. Sa fait 6 mois qu'elles sont la.
En ce moment j'ai un gros problème qui me fait beaucoup me renseigner, j'ai une poule qui et en train de perdre un doigt, je ne c'est pas quoi faire, j'ai peur de lui faire mal. j'ai envie de la désinfecter comme nous ont fait pour nous quand ont a un bobo, mais... QUE DOIT JE FAIRE SVP je ne veux pas quelle meure.

8. taupin 06/01/2016

ma poule a subi une attaque de prédateur elle marche de travers .Aucune trace de sang ,de griffe, de morsure elle a du mal a tenir sur ses pattes

9. gervais (site web) 29/12/2015

J'avais des soucis avec un coq qui chantait .J'ai suivi vos conseils avec un élastic . Réussite a 100/100 . Bravo a vous et merci

10. chevalie 18/12/2015

Je viens tout simplement vous feliciter si besoin en etait pour ce site et ce que je viens de lire sur les "poupoules" ! Géant - j'en ai toujours eu 4 et depuis 40 ans je me suis éfforcé à perfectionner ma participation à leur bien être et elles me l'ont rendu généreusement - Bref magnifique article sur ces galinacées ! Bien cordialement Mikael

11. Maxime 15/09/2015

Bonjour,ma poule à bêtement mange une élastique je voudrais savoir :est ce grave répondez moi assez vite svp merci aurevoir.

12. babette 06/08/2015

Bonjour,
j ai une poule marrans qui s 'est arretee de pondre depuis 3 semaines ,mais comme nous avons des temperatures caniculaires depuis 1 mois , je ne me suis pas trop inquiétée puis elle s "est mise a boiter subitement il y a 10 jours ,n'ayant rien vu en regardant sa patte je l 'ai amenée chez le vétérinaire qui n 'ayant rien trouve non plus lui a fait une piqure de metacam et m'a dit de la vermifuger avec capizol 15ml par litre d'eau puis de lui donner adjuvol tmp sulfa a raison de2,5ml par l d'eau pendant 5 jours.
Depuis aucune amélioration , a part cela elle se comporte normalement et mange, mais a eu tout de meme eu un peu de diarrhée.
j ai regardé si elle avait des poux mais n"ai rien vu ,que puis je faire de plus? elle est avec une autre poule quielle pour le momment ne boite pas!
merci d 'avance pour votre aide car e suis tres attachée ames 2 poulettes!!!.]

j

13. MILLIMONO Jean Fagbon 15/07/2015

Bonjour,tout est bon,je demande votre contact pour échanger car je suis eleveur amateur, en Guinée, au sud du pays des poules brahma et orpington, je cherches des poules cochin ou les œufs fécondés

14. Gaby 04/07/2015

Bonjour je suis gaby et j'ai 13 ans. Il faut vraiment que vous m'aidiez ( gaïa ou quelqu'un d'autre) car mon coq chante. Mon père m'a dit qu'il restait au coq( hïk) demain et après coq au vin !!! C'est horrible alors je les elastiqué une fois ( pas assez serré) alors j'ai resserré mais il chante encore !!! Pourtant j'ai fait tout se que vous aviez dit !!! S'il vous plaît je ne veut pas qu'il meurt!!!!!! C'est un amour.

15. Gaby 04/07/2015

Bonjour je suis gaby et j'ai 13 ans. Il faut vraiment que vous m'aidiez ( gaïa ou quelqu'un d'autre) car mon coq chante. Mon père m'a dit qu'il restait au coq( hïk) demain et après coq au vin !!! C'est horrible alors je les elastiqué une fois ( pas assez serré) alors j'ai resserré mais il chante encore !!! Pourtant j'ai fait tout se que vous aviez dit !!! S'il vous plaît je ne veut pas qu'il meurt!!!!!! C'est un amour.

16. Clémence 03/07/2015

Bonjour,
J'ai essayé l'élastique sur mon coq, la 1ère fois avec une épaisseur 1cm, il s'est remis très vite à chanter alors qu'il était bien serré (1 doigt séparation) et la 2ème fois avec une épaisseur de 2 cm serré et ca fonctionne toujours pas!! Il chante toujours autant, c'est la catastrophe.
Avez vous une autre astuce avant qu'il ne soit trop tard ?

17. Camille 25/06/2015

Attention avec l'élastique.
10 mn d'attente ne suffisent pas.
Il faut également surveiller ses premiers repas.
L'un des coqs est mort le soir même après plus de 3h après la pause de l'élastique : il s'est étouffé en mangeant.

18. Vanessa 11/06/2015

Si vous êtes à la recherche d'une opportunité de travail sur internet !
Que diriez-vous de recevoir un salaire chaque mois, à vie ?


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19. geraude 07/06/2015

Bonjour je vais essayer la méthode de l'élastique. On habite dans un hameau en pleine cambrousse mais on arrive encore a se faire emmerder par un voisin. J'espère que cela marchera.

20. marie-anne 17/04/2015

Bonjour !
Je viens aux nouvelles de votre expérience sur les oeufs avec le pendule !
Je pratique moi même, j'ai mis oeufs à couver (14 poules et 1 coq ?...) et attends le rélultat pour dans une dizaine de jours !
J'aimerais partager ceci...
Merci !

21. dominique charton 09/04/2015

Bonjour,
J'ai 2 poules bantam de pekin ,elles sont adorables, et me donnaient regulierement 1 oeuf chacune .Mais l'une d'elles s'est mise à vouloir couver ,son ventre est deplumé elle ne mange presque pas ,que faire pour l'arreter.

22. Kamii (site web) 17/03/2015

Franchement merci, j'ai une poule depuis quelques semaines et j'ai peur de faire des bêtises je cherche donc tout le temps sur le net, ce site par exemple : http://poulailler-pas-cher.eu/ j'ai du exploser le nombre de visites haha ^^
Mais je voudrais bien connaitre la réponse à à la question de "Lo Questions" (à quel âge faut-il séparer les petits de la mère).
Merci d'avance.

23. Poulailler (site web) 15/01/2015

Pour répondre à Morel : Les poules sont sujettes à plusieurs parasites de peau (puces, poux et autres ...) pour les aider à s'en débarrasser, il est conseillé d'installer à bas à sable pour qu'elles viennent s'y "baigner". Un remède de grand-mère conseille également d'y remplacer le sable de temps à autre par de la cendre. En espérant que cela vous sera utile ...

24. sicaud 04/11/2014

Bonjour,
Je suis élue dans une commune de cöte d'or et nous aimerions installer un poulailler communale chez nous , géré par les enfants et des volontaires de la commune, pourriez vous nous donner quelques infos?
J'imprime vos articles mais si vous avez d'autres conseils notamment pour installer le logement.
L'idée à la bas et d'inciter les habitants à réduire leurs déchets ménagers en les apportant aux poules, nous mettrons également un compost à cotés pour ne pas être débordé.
Nous souhaitons partager le projet avec un agriculteur local pour nous fournir en paille et grain mais pour l'instant je dois monter le dossier!
Combien de poules? quelle surface? budget construction... si vous pouviez m'aider ce serait sympa
Cordialement Amélie Sicaud , élue à Malain

25. MOREL 02/11/2014

Bonsoir,
j'ai une poule qui se déplume, je l'ai observé quelques instants, en se secouant il y a plein de petites plumes qui tombent. Pouvez-vous me dire de quoi il pourrait s'agir. Merci d'avance

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